23 octobre 2009
21 octobre 2009
Louis XIX à la tête du P.S.G ?
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21:15
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19 octobre 2009
Le lapsus des édiles de L'EPAD
"C'est un garçon de qualité, sympathique, que je connais depuis très longtemps". Claude Leroi, Président de la Chambre de Commerce des Hauts-de-Seine. Voilà donc qu'une maladresse, ou un aveu décomplexé, vient clore le chapitre sur la compétence supposée de Jean Sarkozy. C'est cela qui est drôle. Le Président de la Chambre connaissait Jean ! et il suffisait de le connaître ! Et il est "sympathique" en plus Ah, voilà !!! Que ne le disait-on ? Mais il ne manquerait plus qu'il morde ! Et comment l'a-t-on rencontré, il y a si longtemps, et quel âge avait-il, 8 ans, 10 ans ? Il jouait dans les jupes de son père qu'on connaissait aussi bien entendu, ça n'a échappé à personne. Comment donc s'opposerait-on à la candidature d'un garçon à un poste où il est question de gérer 1 Milliard d'Euros de C.A, puisqu'on le "connaît" depuis si longtemps ? Cest simple non ? Alors, gros peuple, vous ne comprenez donc pas ce qu'on vous dit ? Nous le gros peuple, nous essayons de nous présenter à une élection départementale. Et nous découvrons que pour se présenter sur une liste, si on n'a pas 10 000 euros à mettre au pot, en interne, dans son parti politique, on n'est même pas en queue de liste, et encore moins en tête ! Alors d'ici à ce qu'on se retrouve un jour Conseiller Général... à moins d'être pris sous la coupe d'un Général... en chef des Armées... C'est l'argument volontairement impensé ou absent des débats qui animent la polémique autour du Néron contemporain qu'est peut-être Jean Sarkozy (si j'étais son père je m'en méfierais, et je lui conseillerais d'aller se casser les dents à l'EPAD, tiens !). Personne n'a opposé cet argument de bon sens : Ce n'est pas qu'il faille remettre en cause la légitimité de ce jeune homme aujourd'hui élu démocratiquement, bien sûr, mais qu'il ne faille pas prendre les citoyens de la République pour des canards sauvages : être candidat, c'est déjà le fruit d'un long parcours politique, surtout en Île-de-France où les prétendants sont nombreux et les places chères. Il est là le népotisme : avant l'élection. Pas après ! Les autres candidats et candidates ont dû s'effacer devant le prince. Mais ils ne parleront pas, les courageux. Ils se tapissent, ils se cachent, ils ont obtenu une compensation à un poste ministériel ou administratif quelconque. Est-il arrivé à s'imposer par son talent ? Certains le disent. Mais combien y-a-t-il dans ce pays de jeunes gens de talent qui n'émergent pas, notre pays en est plein. Talent qu'ils perdent même en cours de route à force d'attendre, coincés dans le bouchon générationnel soixante-huitard qui sclérose notre pays. Ce ne sont pas nos élus -locaux et nationaux- septuagénaires qui vont dire le contraire, n'est-ce pas... ils voient bien cela sur le terrain. Alors, un peu de décence ! C'est sûr, APRES, tout devient transparent. Après, la machine est en route. Quand le pied est à l'étrier, le cheval peut galoper, à grand renfort de marketing politicien dont on nous abreuve (comme des chevaux là aussi). Il ira loin ce Sarkozy là. Et on en prend pour 40 ans. Entendre : Laurent Fabius acide sur France Inter à ce propos (à 8'30") et surtout sa critique de la réforme des Collectivités territoriales débattue cette semaine à l'Assemblée.
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12:17
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Libellés : honte, Jean, Népotisme, Président de la République, Sarkozy, scandale
3 octobre 2009
Vers une jurisprudence "Polanski" ?
Je suis choqué comme de nombreuses personnes, de l'utilisation de la mémoire collective d'un peuple aux fins d'absolution d'un particulier. Dans le concert élitaire des canards à plus de 50 000 euros/mois qu'on nous joue un peu fort cette semaine, ce vendredi soir 2 octobre 2009 sur France 5, Elsa Sylbertstein affiche sans avoir l'air d'y toucher un soutien quelque peu subjectif à Roman Polanski, harcelé par la justice américaine : 
Jean-Louis Debré tacle Frédéric Mitterrand !
envoyé par lesgrandesgueules. - L'actualité du moment en vidéo.
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Libellés : juifs de France, justice, Mitterrand, Polanski, shoah, égalité
25 septembre 2009
I'm not a lier !

Parmi les nombreuses affirmations délivrées mercredi soir depuis New-York, et auxquelles le Président ne croit pas lui-même, j'en ai retenu une.
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13:58
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1 septembre 2009
De l'orthographe comme instrument d'égalité
-“Est-ce que l’Hortographe, c’est le type qui compose les jardins ? et le Fotographe celui qui écrit avec des fautes ?” -“Quand les mots ne sont pas exacts, les jugements ne sont pas clairs, les oeuvres ne prospèrent pas, et le peuple ne sait plus où il en est...” répondrait Confucius. Je suis violemment contre toute tentative de réforme artificielle de l’orthographe française. Faut-il être inconscient de la fracture sociale que cela va engendrer pour accepter que le français soit ramené à une sorte de nouveau créole ? Car au fond, le français tel que François de Closets l’a présenté sur France 2 hier soir, c’est Péguy et Genet ensemble au rayon des curiosités, c’est le nivellement par le bas, le découragement de l’effort. L’affaire est d’importance, et même de salubrité publique, car on n’est plus au temps de Robert Estienne qui, au XVI° siècle déjà, s’employa dans son “dictionnaire francoislatin” à en réformer la notation. Mais cela ne concernait même pas 20% de la population. On semble regretter de manière saisonnière, et peut-être au même rythme que le niveau d’illétrisme s’accroît dans la population, que le français a une complexité graphique, à peine plus que l’espagnol ou l’italien, et grammaticalement moins complexe que l’allemand, et l’on prétend que cette orthographe complexe nuit aux jeunes et au plus défavorisés, par la sévérité des examinateurs, que l’orthographe joue le rôle de censeur, d’élément discriminant. Mais tous les codes ont des règles ! en mathématiques aussi il y une orthographe, et sur la route un code du même nom ! Tiens : comment écrit-on “humble” ? Pourquoi un “H”, un “U”, et un “M” ? Ne pourrait-on pas écrire “ainble“ ? ou “inble” ? Mais alors comment la personne qui aura écrit “inble” toute sa vie pourra faire le lien, dès qu’elle verra le terme écrit, avec l’adjectif qui s’y rapporte : l’humilité ? (humilitas, humilitatis : de basse condition) ... Hein, comment elle fera ? Elle aura l'air d'une nouille devant un oignon mal cuit. En réformant brutalement l’orthographe, on s’attaque à la racine des mots, à l’histoire des mots, et donc à la possiblité de les associer entre eux, d’en toucher leur parenté, de pouvoir en jouer. Et ça heurte aussi une partie de notre identité francophone. Déjà que la méthode globale a empêché toute une génération de faire des liens par association avec des mots que la personne n’avait jamais croisés, mais alors là... elle est définitivement condamnée à piocher dans les ressources de son vocabulaire de base sans pouvoir l’élargir ! Et justement, parlons-en, des humbles, des gens de peu de condition. De Closets, dans une diatribe confuse à laquelle il ne nous a guère habitués (y croit-il lui-même ?) prend Diderot en exemple : il griffonnait des lettres à l’orthographe fantaisiste, nous dit-il, alors qu’il n’aurait pas toléré la moindre faute dans son encyclopédie. VRAI ! à un détail près. C’est que l’auteur de Jacques et son maître maîtrisait les nuances de la langue française mieux que personne, sa pensée ne faisait pas défaut, et elle s’abreuvait aux sources latines et grecques du français ; M. Diderot en maîtrisait son étymologie. Il n’écrivait pas une lettre truffée de fautes à défaut de savoir mieux s’exprimer. Ce qui le distingue d’avec un “jeune d’aujourd’hui” ou disons plutôt un ignorantin moderne (d’autres ont dit “sauvageon”, mais c’est la même chose) c’est sa pratique assidue et intéressée de la lecture, son accès à l’enrichissement de sa pensée, de sa culture poétique ou littéraire, mais aussi politique. Toutes façons d’appréhender le monde à travers celui des autres. Or, allons-y ! Complaisons à la facilité, et aucun adolescent de banlieue ni de la ville ne pourra plus accéder à Jaurès ou Hugo, car il ne s’en trouvera plus un seul pour aller vers la langue de Jaurès et de Hugo, et d’ en saisir leur pensée ! Il suffit de lire la lettre que Jaurès adressait à des instituteurs, et l’on se rend compte de la distance déjà parcourue. "Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité". La Dépêche de Toulouse, 15 janvier 1888. Pensez donc, le XIX° siècle ? Une antiquité ! Voilà qui en arrangerait bien certains, qui continueront de posséder la langue, non contents d’avoir été les héritiers des biens matériels ! Je n’ai pas envie de lire votre livre M. De Closets, et pas parce que j’aurais peur d’y trouver des fautes. Je trouve votre intervention parfaitement déplacée à notre époque du tout-au-rentier. Qu’il y ait ceux qui savent lire, et ceux qui ne le savent plus ; voilà qui achèverait un fameux cycle depuis la société pré-industrielle. Je comprends votre souffrance, car j’ai un ami qui se trouve handicapé par cette difficulté à bien orthographier, mais je crois que vous vous trompez de cible. Ce n’est pas le français que vous devriez accuser d’être trop difficile, ni les jeunes d’être inaptes à aller vers la complexité de notre langue, c’est vos enseignants des petites classes que vous devriez accuser d’avoir été trop peu les dépositaires d’une bonne méthode, d’une obédience à leur langue, et peut-être de ne pas vous avoir montré sa qualité écrite, en un mot, de ne pas avoir pu ou su faire leur métier. Mais par dessus-tout, je voudrais vous demander une chose : à défaut de leur donner accès à un patrimoine matériel, laissez au moins à ceux qui ne sont pas nés au bon endroit la chance d’accéder un patrimoine immatériel, c’est-à-dire une Langue ! sur le mot orthographe : http://www.dico-definitions.com/dic... un bloggueur : http://carnet.causeur.fr/antidote/o... Lettre aux instituteurs, Jean Jaurès 
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29 juillet 2009
Alors, ces boîtes noires, toujours pas ?
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22:44
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23 juillet 2009
Viens ici, petit cochon, que je te vaccine !
L’épidémie de stress, pardon, de grippe porcine, dite H1N1, est la suite logique d’un précédent.
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9 juillet 2009
On devient "OUFS"


Avertissement à la suite de la parution de ce billet sur Agoravox.fr et Yahoo Actualités, de nombreux commentaires mettent en évidence l'indigence du titre de cet article (ou de ce pensum).
Que savais-je de cette ville, à part son statut de première place financière et coloniale du monde ? Rien.
Pourquoi donc l’école ne nous a-t-elle rien appris de la culture anglo-saxonne et du monde anglais encore moins. Même pas une ligne de Shakespeare lue à l’école, tenu pour trop difficile. Ne nous parviennent que les caricatures, l’idée d’un thé réglé sur le carillon, les sketches comiques de l’affreux Benny Hill ou du génial Mr Bean, la Panthère rose... Lorsqu’enfin je me décidai de faire plaisir à mon italienne épouse, j’arrivai à Londres avec une méfiance quasi atavique pour l’Anglais, tout Picard que je suis, et tout ignorant aussi.
Moi, un républicain de gauche, un gaulliste, je conçois au retour de cette île un sentiment de divorce avec la France.
Encore embrumé de sommeil, c’est une multitude de petits détails qui me frappèrent dès ma descente du train. La sympathie du bistrotier, qui nous avait préparé vers 8 heures le matin un breakfast complet, composé d’oeufs au bacon et de haricots blancs sucrés, tranchait singulièrement avec la façon dont les serveurs parisiens vous jettent le jus de café à figure. Mais je me gardai bien d’en faire une généralité. Les parisiens, de l’avis général, sont cassants, préssés, stressants.
Puis, c’est après avoir pris le premier bus, en longeant les couloirs du métro, où je ne constatai nulle trace de dégradation sur les sièges ou de vandalisme sur les murs, que je me surpris à penser soudain : -“Pauvre de nous... qu’avons-nous raté, de quoi souffrons-nous, quelle mauvaise conscience avons-nous, pourquoi nous sommes-nous arrêtés d’être excellents, comment expliquer la dépression morale collective dont la France semble être affectée en l’an 2000 ?...”.
Une image triste de mon pays m’envahit alors par une sorte d’effet miroir. Une comparaison bien involontaire heurtait la fierté que j’ai pour mon pays, si souvent à la tête des grandes avancées humaines.
L’ambiance d’un métro reflète beaucoup de choses d’une cité traversée.
J’ai pris celui de Lisbonne, de Rome, de Marseille, de Lyon, et j’utilise tous les jours le métro parisien ; à Rome c’est l’individualisme de qui ne veut pas se salir au contact des autres qui saute aux yeux ; à Lisbonne, l’allure engourdie des passagers, la saudade portugaise ; à Marseille les regards qui s’évitent, à Lyon la froideur indifférente, le règne des apparences jaugées.
À Paris, ce qui frappe c’est la violence prête à exploser, latente, asociale, de passagers que le nombre des autres gêne, la crasse des couloirs et des rames, leur odeur putride, la mendicité des nouveaux Roms européens, les alcooliques venus s’abîmer dans la capitale française pour quelques sous, le spectacle pessimiste des fous toujours plus nombreux à hurler leur maladie à la face des gens, coupables de rien.
À Londres, ce qui frappe c’est la discipline des usagers, même lorsqu’ils sont touristes Romains, Lyonnais ou Lisboètes (!). On dirait qu’il en va du calme dans la cohue, dans la fluidité des relations et des translations, comme il en va de la fluidité des transactions et des relations commerciales, sur fond de dureté sociale acceptée. La propreté aussi : pas un clébard, pas une crotte glissante ou puante, pas de pigeons envahissants, et même un écureuil à Russell Square... Nous avons croisé deux chiens en 36 h ! Pas de mur déguelasse de pipi ou de peinture. Un chauffeur de bus nous a spontanément demandé où nous voulions aller en descendant à Trafalgar, et nous a conseillé les lignes à prendre, quand à Paris ils ne vous regardent même pas ou pour vous signifier que vous les dérangez.
Si le Français est un Italien de mauvaise humeur, selon le mot de Cocteau, l’Anglais est-il un Français royaliste, avec un grain de folie ?
Si nous étions au moins aussi serviables et courtois, nous pourrions donner des leçons au reste du monde. Si comme eux l’ont fait avec leurs upper-classes en 1942, au titre de l’effort de guerre (les Bevin boys) si nous avions fait descendre nos jeunes néo-aristocrates des Grandes Ecoles au fond de la mine, avec les mineurs, nous pourrions peut-être donner quelques conseils...
(À ce propos on se dit que nous avons un Président à l’image parfaite du français d’aujourd’hui, arrogant, inculte, insécure, clinquant, filou, paranoïaque, prétentieux.
Il est sûr que Londres n’est pas le Royaume-Uni, et qu’il serait absurde de vouloir mettre sur le même plan l’humeur d’un londonien de la City, avec son niveau de revenus, son plan de carrière, et celle d’un sujet de la banlieue de Manchester, qui partage sûrement la même difficulté à survivre avec l’employé sous-qualifié de Lubelskie ou de Moselle. Ce n’est pas que je veuille idéaliser la vie londonienne, rapide, laborieuse mais plutôt que j’aie pris conscience de la formidable régression que la France connaît depuis peut-être vingt ans, au niveau économique (bien sûr) mais surtout sur le plan sociologique.
Comment la France, qui se targuait naguère d’être la troisième puissance mondiale, qui fut au XX° siècle en pointe de la plus haute technologie, nucléaire, de télécommunications, de la chirurgie, de l’aéronautique, des mathématiques, de la psychologie infantile, qui berça des générations de musiciens jusqu’à Messiaen et Poulenc, des auteurs dramatiques jusqu’à Guitry et en attira d’autres comme Beckett ou Copi, nourrit des peintres comme Seurat ou Van Gogh, ce pays dont les images des fraîches années d’après-guerre nous montrent une société solidaire, où les bals populaires et les églises tenaient lieu de rassemblement festifs, ce même pays où maintenant la seule “Fête de la Musique” voit se concentrer de tristes masses d’individus qui s’amusent la tête dans un haut-parleur, dont les parents vivaient mieux que leurs parents mais qui vivent moins bien qu’eux, où le taux de suicide est depuis plus de dix ans la première cause de mortalité, qui a perdu la souveraineté de son économie, de sa monnaie, de sa politique, comment cette société là, dis-je, sous nos yeux disparue, a-t-elle vu son dynamisme, sa joie de vivre avec elle, littéralement disparaître ?
Comment ce pays, considéré dans le monde comme le berceau des avancées intellectuelles, a-t-il vu son influence diplomatique, militaire, industrielle, décroître à ce point en l’espace de trente ans? Comment ce fer-de-lance de la construction européenne a-t-il vu sa création le renverser, comment est-il devenu celui des émeutes et des banlieues armées, pourquoi est-il devenu le pays de la première consommation de psychotropes au monde et champion du chômage record des jeunes de moins de 25 ans en Europe (à moins que ceci n’explique cela), ce pays développé qui voit revenir le même taux d’illettrisme qu’au début du siècle précédent ?
Notre pays, premier à voter Non au projet de Constitution Européenne, est-il réduit à être la patrie des exclus et donc des refus, de l’intégration culturelle à marche forcée, des combats larvés, de l’abstention électorale, de l’impuissance démocratique, du déficit commercial ? Ou pour poser la question autrement : par qui, ou “pour qui” un tel pays a-t-il vu sa superbe ainsi mise à mal ? Car le portrait de l’orgueilleuse France des années 70 avait de quoi inquiéter les plus grandes puissances comme le Japon, les U.S.A, le Royaume-Uni. À consulter les grandes statistiques, L’Angleterre a le même déficit commercial que la France, avec beaucoup moins de rentrées touristiques, les sujets de sa gracieuse majesté voyageant deux fois plus qu’ils n’accueillent.
Londres accueille plus que Paris d’immigrés sur son territoire. Mais sont-ils moins malheureux qu’en France ? En deux jours de présence in-extenso dans la ville de Dickens, pourquoi nous ne vîmes que deux chiens, aucun fou furieux, ne vîmes aucune inscription à l’aérosol sur les murs ou sur les trains, n’entendîmes aucune altercation, toutes choses inciviles qui sont depuis des années le quotidien, fatigant, du parisien moyen ? Je n’ai plus aucun complexe à déclarer que oui, c’était mieux avant.
Mais avant quoi ? L’acte unique européen, avant la traité de Maastricht, avant Mitterrand, avant Tchernobyl, avant Sarkozy, avant la vague d’immigration de 1963, avant le choc pétrolier, avant le chômage de masse, qui répondra ?
D’abord chacun sait que Londres est une terre d’immigration depuis plus longtemps que Paris. Mais à la différence qu’il s’agit là d’une immigration réussie, victorieuse économiquement, et pas une immigration comme en France qui vécut son arrivée comme un débarquement dans une société a priori hostile. Nous payons un lourd tribut dans les esprits à la guerre d’Algérie et ses atrocités, même si les effets se tassent avec le temps.
Un petit camarade de classe, Abderazack, avec qui je jouais beaucoup, me confiait, sans mesurer la portée de ce qu’il disait, que ses parents, arrivés en France à la fin des années 60, lui disaient :”Tu sais, nous, on est là pour niquer les Français...” Hélas, triste condition pour un enfant qui grandit, et tentera de trouver positivement sa place chez des ennemis.
Pourquoi, dans une région aussi proche de nous que Londres, et qui obéit à peu près aux mêmes règles économiques et financières, les banques ont-elles l’air de faire leur travail, capitaliser, aider l’entreprise, et ici, à quelques encablures pourtant, les même commerces ou entreprises ferment, ou pire ne s’ouvrent plus, au profit du rachat cash des boutiques parisiennes par la même organisation chinoise ? Pourquoi diable ? (500 boutiques pour un seul arrondissement de Paris).
Il fallait observer ce samedi soir 23 heures, en descendant du train, Gare du Nord, le boucan infernal que faisaient quelques jeunes gens, usagers du métro, dans les couloirs, dans les rues, qui avaient l’air de s’amuser en poussant des cris. Un Anglais se serait exclamé : “des animaux, des animaux...” Nous observions cela alors que nous revenions à peine de l’une des villes les plus grouillantes au monde.
La veille au soir, nous ne nous étions pas reclus dans notre petit hôtel familial (une petite entreprise familiale anglaise, pas une multinationale du sommeil), et nous avons même traversé Soho, le quartier animé du West End, où un autel avait été élevé à la mémoire de Michael Jackson sous l’affiche de son prochain concert. Pas de sentiment d’insécurité, pas d’agent de police dans tous les coins, nulle rixe, pas un mendiant, pas de provocations. Une population qui avait l’air d’être en paix et qui voulait juste décompresser de sa semaine. Jeune ou moins jeune, vivante, rieuse certes, mais pas tapageuse. Tout comme ces lycéens costumés qui venaient de visiter le Globe theater, et qui sortaient déjà en rang deux par deux, sans avoir l’air d’être malheureux du tout. Aucun n’avait de Game-boy ou autre Ipod sur les oreilles. Le prof arrivait tranquillement derrière, discutant avec le guide, pendant que ses trente élèves l'attendaient sur le trottoir...
Ce n’est pas l’impression qui se dégage d’une sortie scolaire aux même heures dans un quartier de Paris, de Marseille ou de Lyon. C’est même tout l’inverse.
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01:44
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25 juin 2009
1 SMS pour 2 : le essèmesse nuit-il à l’orthographe ?


À l’heure où des cabinets de recrutement trouvent de jeunes cadres Bac +5 menant et malmenant comme des charretiers la langue de Victor Hugo, je trouve très curieux la façon dont les opérateurs facturent leur service de SMS. L’on sait qu’un sms leur revient à 1 centime d’euros (disent-ils). Eux qui engrangent des milliards d’euros de chiffres d’affaires, qui sont devenus les pétroliers du tuyau d’informations, les voilà qui mégotent sur des accents !
L’évolution intrinsèque d’une langue vivante peut quelquefois laisser perplexe l’amateur de Voltaire, de Cohen ou de Pagnol. Il y a toujours une limite au-delà de laquelle l’orthographe nuit gravement à la fluidité de la lecture, même pour un texte simple d’un contemporain. Les difficultés que pose la lecture de Gargantua dans l’écriture originale de Rabelais tiennent, elles, à la fois de la graphie des mots ainsi qu’à l’usage qui en est fait.
Mais la lecture d’un SMS devrait être plus aisée aujourd’hui que ces merveilles peu à peu oubliées de notre patrimoine linguistique. Elle peut se révéler quelquefois aussi déroutante qu’un bon vieux Villon. Je reçus un jour un énigmatique “sen dekoné !”. Sommes-nous revenus à la veille du XVI° siècle où l’on déplorait la “cacographie” ? Les efforts conjugués des lexicographes et des grammairiens depuis cette époque seraient-ils bientôt réduits à néant ?
Je m’applique toujours à respecter la langue française dans son orthographe, surtout par respect pour le lecteur, car je suis moi-même gêné de devoir lire quelquefois des manuscrits que des amis bienveillants m’envoient. Lorsque j’y trouve : “Quel honneur se fût pour moi...” ou encore “sept années c’était écoulée” au sein d’une phrase qui déjà peine à se développer, ma vigilance orthographique m’empêche de saisir le sens du texte. Un texte truffé de fautes exige de son lecteur qu’il mette en marche une sorte d’activité cérébrale supplémentaire, s’ensuit une peine à lire.
La langue est difficile en son orthographe, la chose est connue depuis qu’au XVI° siècle déjà un certain Robert Estienne s’employa dans son “dictionnaire francoislatin” à en réformer la notation.
Mais aujourd’hui, sans être un conservateur acharné d’une langue amenée de toute façon à s’enrichir des apports extérieurs ou à évoluer selon les usages du français tel qu’on le parle, selon le cours des sciences et techniques, des pensées, du cours de l’histoire, je trouve choquant qu’une disposition technique des opérateurs de téléphonie prime cet archéo-créole régressif.
En effet, j’apprends avec stupéfaction une sur-facturation de la part d’un opérateur de téléphonie mobile. On m’explique qu’un sms de plus de 160 caractères coûte le prix de deux messages. Je ne comprends alors pas pourquoi il m’a été facturé 52 sms lorsque j’ai envoyé le même message à 26 destinataires, comme suit :
“Chers amis, nous y fûmes, et tout le mérite a été le nôtre. Ah, se réveiller entre des nymphéas, même à Trouville... un rêve !” Ce message comprenait 153 caractères, espaces compris.
Mais la comptabilité particulière des opérateurs en décide autrement puisque, si les espaces comptent pour un seul caractère, les virgules, les points d’exclamations et les accents comptent pour deux caractères !
Grâce à ses accents, ou à cause d’eux, ce message est comptabilisé à 175 caractères. Supérieur à 160 caractères, il me coûte donc 24 centimes d’euros.
Si j’avais écrit (comme j’aurais dû) :
“ Cherzami nouzy fum e tou le merite a ete lenotre Ah se reveiller entre dé n1phea, meme a trouville... 1 reve !”. Ce sms typique m’aurait coûté 12 centimes. Il est comptabilisé à 110 caractères.
J’aurais même pu être prolixe, continuer sur 50 caractères à massacrer l’orthographe pour le même prix ! Pas sûr que mon directeur artistique eût trouvé mon français si élégant !
Donc sur un même message, 65 caractères de différence selon que vous êtes respectueux de la langue ou que que vous ne le soyez pas. 45% moins d’espace pour qui écrivent en bon françois.
Dans mon cas, 52 messages à 12 centimes x 2 messages (dus au dépassement du plafond de 160 caractères) ça fait 6, 24 €, au lieu 3 € 12.
Vous avez dit “pouvoir d’achat” ? Vous avez dit “lutte contre l’illettrisme” ?
Les opérateurs ont beaucoup de clients parmi les jeunes de moins de 18 ans, encore en formation.
Cette comptabilité d’apothicaire désargenté revient à pénaliser ceux qui respectent la langue officielle. Je ne suis pas certain que cela encourage l’effort ni le goût du bien écrire (à défaut du bien parler) chez les plus jeunes qui sont de gros utilisateurs de messages.
Notre langue compte parmi les plus difficiles à bien écrire. Elle exige à un bon élève une dizaine d’années de fréquentation quotidienne et surtout d’attention avant d’être maîtrisée à peu près.
Le service de la Francophonie au Ministère de la Culture ne pourrait-il pas exiger un tarif unique du sms ? Ou cela serait-il trop demander aux opérateurs que de faire un geste pour la langue française ?
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2 juin 2009
Vol AF 447, l’hypothèse de Monsieur X
On ne saura peut-être jamais ce qui s’est passé au large de Recife la nuit du 1° juin 2009, lorsque brusquement la trace du vol AF 447 a disparu.
L’infomation principale, le bilan humain, est terrible : 8 enfants, dont un bébé, 126 hommes, 82 femmes. L'équipage est composé de 12 navigants : 3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux.
Ce qui laisse ouvertes les nombreuses spéculations, c’est que 36 heures après l’annonce de l’événement, aucune information ou presque ne filtre. Personne ne sait rien. En même temps la direction d’Air France croit bon déclarer, à 12 h 25, qu’il “n’y a plus aucun espoir”... Pourquoi s’avancer de la sorte ? La chronologie, délivrée par le site nouvelobs.fr, est précieuse. Qu’y lit-on ?
Que l’avion serait entré dans une forte zone de fortes turbulences. Elles sont classiques dans cette zone. Je me souviens avoir passé un mauvais quart d’heure à bord d’un Boeing 747 en août 1979, exactement au même endroit. A l’époque, le commandant avait fait demi-tour plutôt que de traverser coûte que coûte les orages. Les ailes du 747, traversant les éclairs et les bourrasques, faisaient une danse vertigineuse de haut en bas. De retour à Rio, nous avons changé d’appareil. Autres temps, autres moeurs.
Mais ce qui m’interpelle vient ensuite.
4 pays s’impliquent dans recherche d’un écho radar, soi-disant. France, Brésil, Sénégal, Espagne. Le contrôle aérien militaire français demande au Brésil à 7h30 d’envoyer deux avions de recherche.
Un cinquième pays entre en jeu : les U.S.A sont priés d’aider notre armée (!) à retrouver les traces de l’avion à l’aide d’images-satellite. Dans la nuit de lundi à mardi, on apprend qu’un avion militaire d'observation a été envoyé par les Etats-Unis pour localiser les traces de l'Airbus. Or, n’avons nous pas ce matériel de reconnaissance ? Même deux avions brésiliens dotés d'équipements électroniques, de radars et d'infrarouges poursuivent les recherches.
Pourquoi donc les U.S.A entrent-ils dans l’affaire ? Seraient-ils partie prenante ?
Mais ce n’est pas tout. Une heure plus tôt à 17h15, le Président de la République, Chef des Armées, arrive à la cellule de crise mise-en-place à Roissy. Que fait-il ? Avec une tête de circonstances, il adresse ses plus vives condoléances au familles des personnes disparues. Les bras m’en tombent...
Dès lors, deux possibilités s’offrent à notre intelligence limitée de citoyens ultra-informés (n’est-ce pas ?) :
Soit il est à connaissance d’événements tragiques identifiés mais classés secret-défense, telle une bavure aérienne d’un pilote de chasse d’une armée étrangère par exemple. Soit le Président est furieusement indélicat de s’avancer ainsi au-devant du choc psychologique provoqué par une telle annonce présidentielle. Il ne tient pas sa langue plus longtemps, en tout cas, ce qui pour un Chef des armées, pose un léger problème.
En somme, nous ne savons rien, mais le Président, lui, sait qu’il n’y a pas de survivant.
Comme par hasard, l’information donnée par le rapport de traversée du pilote Brésilien, qui faisait le trajet dans l’autre sens, ne tombe que 24 h plus tard. Pas très loquace le commandant. La question s’ajoute aux autres : comment une information aussi simple mais importante a-t-elle pu être masquée au moment où notre Président faisait ses condoléances ? N’a-t-on pas demandé à ce commandant de ne pas divulguer publiquement cette information ? Et donc en quoi gênait-elle ? N’a-t-il pas vu plus de choses qu’il n’aurait dû voir ?
Autre élément : aucun bateau marchand n’aurait croisé depuis 24 h dans ces eaux là, et n’aurait détecté quelque débris ou objet flottant ?
On le voit le silence qui entoure cette affaire est lourd de sous-entendus.
Récapitulons ce qui fait l’étrangeté de l’affaire :
- Jamais un foudroiement ou une perturbation n’a disloqué un avion de ligne, c’est pourtant l’argument privilégié par Air France.
- Jamais une hypothèse aussi farfelue n’a été mise en avant de cette façon par une compagnie aérienne aussi sérieuse qu’Air France.
- Jamais le témoignage d’un commandant de bord n’a été aussi longtemps tenu secret.
Jamais aussi peu de témoignages ne sont parvenus en 36 heures.
Il y a des précédents.
En décembre 1991, Louis Gandois Président de la SNCF et Michel Chevalet étaient venus nous expliquer que la glace sur les caténaires empêchaient les TGV de circuler entre Grenoble et Paris. 30 000 passagers étaient alors retenus. Un contrôleur croisé le lendemain, revenu épuisé de ce voyage, bloqué dans un TGV me disait avoir vu la police inspecter tous les équipements d’aiguillage après une alerte à l’attentat que le G.I.A avait lancée. Raison d’Etat, personne n’en a rien dit dans les médias.
Je viens donc à ce qui paraît le plus probable :
L’avion entre hors-zone radar, une panne électrique importante et une visibilité nulle fait dévier l’avion de sa ligne, désorientation spatiale des pilotes, perturbation électrique l’avion pique pour vers les USA. Le Pentagone prévient l’avion qui ne peut plus recevoir de messages radio. Il ne répond pas. Dans ce cas là, où un avion adopte un comportement qui laisse penser à un détournement, considéré comme dangereux, on le sait depuis le 11 septembre 2001, l’armée américaine abat l’avion civil...
Ceci est une hypothèse. Et le restera.
à l'adresse
16:40
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22 avril 2009
Férier plus pour fêter plus !

En ces temps de syndrôme "Brice de Nice", de discorde nationale, marqués par la valse des claques, que les chefs d'Etats se distribuent à tout-va, excuses des uns aux autres, de Ségolène Royale aux peuples Africains (cassée), des patrons du pneu à leurs ouvriers, de Joffrin à l'Elysée, du P.S à Lefèvre, des juges à leurs justiciables, de Zapatero à son traducteur, je propose un moment d'unité, de communion.
Le 7 mai prochain nous allons fêter le second anniversaire de l'avènement de Nicolas Sarkozy.
Ne faut-il pas férier plus pour fêter plus ?
Je propose que la France, ce pays de Cambronne, instaure un jour férié de plus le 07 mai, et défile, en silence, religieusement, en l'honneur de notre Président.
Commerces fermés, portables éteints, cagoules remisées, battes remballées, avec le badge "NS"* au col, et le petit guide bleu de l'UMP avec soi. Comme ça, on lui fait sa fête à nous.
Sinon, ça va être rediffusion du film "La Gifle" pour tout le monde sur toutes les chaînes du service public, le 1er mai, après la bagarre.
Ce serait un beau jour que celui-là, le 7 mai, juste avant le 8, et correspondrait en tout point à ce que notre Président tellement dévoué et respectueux attend de nous, Français. Que nous sommes agressifs, coléreux, sourcilleux ! "Pauv' cons..."
Mène-t-il campagne ce Président aux six cerveaux (!) en faveur de deux nations en Israël, de la paix en Georgie, prend-il rendez-vous avec le bon George W. Bush alors qu'il n'était que Ministre (tiens, tiens...), ne nous fait-il pas rentrer "à la maison" de l'Otan, ne protège-t-il les intérêts (fiscaux) des investisseurs de ce pays (juste avant la crise), juste avant que que les rats ne quittent le navire, que voilà ce peuple désobéissant et discourtois le brocarder à n'en plus finir et cette égérie socialiste jouer la mouche du coche ! Oooh, que c'est agaçant à la fin... de quoi faire des migraines. Point d'excuses à faire pour les propos de notre Président, il est assez grand, assez fin, à son âge, pour en prendre la responsabilité ! Quand on a la responsabilité du feu nucléaire sous les doigts, on a assez de maîtrise de soi pour ne pas s'exprimer à la légère ou de façon impulsive ; hors de propos.
à l'adresse
08:05
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14 février 2009
Marco Panzani : "Qu'est-ce que ça mange un comique ?"
sur billetreduc.com
Pour l’heure, Marco Panzani fait peut-être moins de bruit que toute une génération trop spontanée d’humoristes qui ont surtout l’humour des autres, ou pour qui faire rire est le métier le plus facile du monde. Lui, c’est tapi dans la noble discrétion des artisans du rire qu’il écrit ses textes.
Jusqu’à fin mars 2009 à 19 h, dans "Pourquoi j’suis moi ?", l'humoriste Marco Panzani, auto-produit un spectacle sans prétention ni pathos. Il convoque tout du long les voisins d’en face, un pharmacien, sans cérémonie, par petites touches, sans être à la recherche maniaque d’un rire à tout prix.
La dictature du rire, si fréquente chez les humoristes, ne le concerne pas. Comme toutes les dictatures, celle-là non plus ne prête pas à rire, et Marco Panzani le sait bien. Il a plutôt les mots qui touchent et surtout l’humour des mots qui fusent.
Etonnamment, chez ce bon enfant passé de la cuisine à la scène, un Devos de quartier, un Raymond de voisinage se dévoile. Avec lui, c’est la fresque d’une époque et les frasques de toute une galerie de personnages vivants et pittoresques avec leur façon de parler, de penser, une comédie humaine à l’échelle d’un quartier, d’un magasin, et sa chronique se fait théâtre : Nous, vous, en somme !
Notre homme a conscience de la lourde tâche qu’il a choisi. Il croit en sa bonne étoile et il a raison. Un style bien à lui, assez inimitable, une présence du cinéma des années 50, et une voix avec laquelle seuls les ténors de l’opéra de Marseille pourraient rivaliser. Car l’accent est là, bien accroché, qui porte avec lui toutes les senteurs d’un monde de soleil et de simplicité.
C’est en toute efficacité et modestie que Marco Panzani s’attache à faire naître devant vous l’histoire d’un détenu, d’un paumé, d’un huissier, de toutes ces figures que nous avons tous, un jour ou l’autre, croisé. Son client de supermarché discount tape fort là où ça fait mal car, pour Panzani, il paye moins, mais il bouffe moins bien. Comme dirait justement Devos "Maman, qu'est-ce que ça mange un comique ?" Et par les temps qui courent, on se le demande nous aussi, au moment même où nous avons le plus besoin de ceux qui nous font rire, nous entraînent à oublier le temps qu'il fait et celui qui passe.
Et, comme Marco est fils de poète et de marin, il vous emmène irrésistiblement en voyage, malgré notre humeur maussade que la neige et le froid ont endurci.
Puisqu’une critique objective se doit d’être constructive, nous pourrions conseiller à Marco Panzani de prendre le pouls de ses textes, qui font pour l’instant un peu de tachycardie, même si le rythme du comique est aiguisé à souhait. Un gaillard comme ça ne peut avoir peur du silence, et pourrait même faire beaucoup de bruit.
Au théâtre Tallia 40, rue de la colonie Paris XIII° M° Tolbiac
reserver sur “la tele de jean-luc” http://resatele.spaces.live.com/
Marco Panzani écrit aussi pour Thierry Marquet
à l'adresse
21:23
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10 février 2009
Arrêt des soins d'Eluana Englaro, diversion parfaite
Eux, nos amis transalpins, qui aiment l’invective mais n’aiment pas les coups-de-boule et ne descendent quasiment jamais dans la rue. Eux qui, par exemple, ne furent pas tenus au courant de la signature du Traité Constitutionnel Européen il y a quelques années, ont foulé le pavé cette fois-ci, bravant le froid pour le sort de la malheureuse accidentée, dont il n’était plus raisonnable de laisser dégénerer le corps dans un coma dépassé. est-ce assez pour dire que les Italiens sont devenus un peuple de cons ?
Les partisans “pro-life” italiens croient aux miracles et Silvio Berlusconi qui a leur écoute, a demandé une minute de silence au Sénat. Le sulfureux avocat Carlo Taormina porte plainte pour “homicide” (contre la Cour d’Appel ?) et a adressé au Seigneur une requête concernant la demoiselle décédée, puis a imploré le pardon “pour ceux qui l’ont amenés à ce point”.
Vous avez dit laïcité ? Pour des gens attachés aux valeurs chrétiennes de la Famille, il n’aurait pas été étrange qu'ils déclarent : ”Si tel est le souhait de la famille, alors nous ne pouvons que nous incliner, etc.”...
Non, Silvio Berlusconi a justifié cette hâte législative sans précédent dans l'histoire parlementaire italienne par la volonté de ne pas "être accusé de non-assistance à personne en danger". On vit moins de compassion contrite lorsqu’il s’est agi d’envoyer des milliers de soldats Italiens en Afghanistan...
Le pouvoir italien sous-entend que les juges, les médecins, la famille de la jeune femme, ont pris une décision contre "la Vie", entendez contre l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine. Eglise qui n’est vraiment pas à une contradiction près, et ne trouve pas mieux -pour faire diversion à ses querelles intestines peut-être- que de soutenir ce qui reste de plus matériel chez une personne, son corps, après que la pensée l’ait quittée !
Drôle de combat spirituel, drôle de pensée chrétienne, ne trouvez-vous pas ? Pour l’Eglise catholique, la décision de justice ne vise pas à éviter l’agonie interminable et les complications qui sont à la clé de cette survie artificielle, non, il s’agit d’un “meurtre”... Sans commentaire
Pour le gouvernement, il vaut mieux 100 manifestants pro-life sur le pavé que 50 contre la vie chère ou les délocalisations accélérées, voire sur les affaires de corruption, d’exploitation du travail clandestin dont toute l’Italie s’indigne, sauf les pouvoirs en place. Mobiliser pour les valeurs de l’Eglise fait oublier les maux ordinaires et place le débat à un niveau philosophique qui revigore la gauche endormie et la droite qui sommeille dans un état totalement comateux, eux aussi. Diversion qui tombe bien au calendrier des avanies ordinaires des pouvoirs usés. La Rai Uno consacrait une soirée spéciale au non-événement, c’est dire si les questions d’éthiques sont sensibles en Italie.
La question que je me pose est : Comment vit un poly-traumatisé crânien ? Quel est le quotidien des proches ? Comment se réveille une personne dont le cerveau n’a pas fonctionné depuis 17 ans ? Le site ieb-eib.org (chrétien) donne des renseignements :
"En moyenne, un patient en EVP présente une longévité de 2 à 5 ans ; mais dans certains cas, cette dernière peut s’élever à 10, voire à 20 ans. Le degré de dépendance d’un patient en état végétatif est comparable à celui d’un nourrisson : il concerne les fonctions d’alimentation, d’hygiène et de prévention de maladies ou de complications, notamment l’apparition d’escarres." (lire sur ce pdf le cas de Madeleine de Launoit pourtant restée seulement 8 mois dans le coma, c’est édifiant.)
On aurait pu penser que dans un pays développé ou soi-disant développé comme l’Italie, la vox populi eût fait confiance à la Science ou au moins en sa Justice. C’estpeut-être de là que vient le tourment. Ni la science ni la justice ne sont plus des repères dans cette société post-industrielle.
Le Vatican, secoué en ce moment par des scandales de pédophilie en son sein, des réintégrations de dirigeants catholiques déviants, redore son blason. Comme l’a dit le pape Benoît XVI hier soir : “Je veux être seul ”. Pour sabler le champagne ou pour méditer sur les contradictions explosives de son clocher ?
à l'adresse
12:14
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4 janvier 2009
Proposition féminine de paix : la politique du ventre vide
Mais quand l'espoir s'envole ou que des utopies sont criminelles, il reste les rêves.
Il resterait aux femmes jamais citées de ces deux pays de mener enfin leur guerre à elles. Pourquoi dénier aux femmes le premier des pouvoirs qu'elles ont sur les hommes ? Pensons-nous que les femmes des deux pays, veuves éplorées, mères effondrées, aient assez de fanatisme aveugle pour souhaiter sans fin que leurs enfants, encore au sein, tombent demain sous les bombes, allongeant la liste de ceux qui déjà dans la tombe ?
Que diraient les dirigeants et groupes armés des deux pays si les femmes se retrouvaient toutes, d'une part et d'autre du mur, de sécurité pour les uns, de la honte pour les autres, et proclamaient la Grève du ventre ? "Nous, on arrête ! Nos ventres n'abritent ni des otages ni des futurs terroristes, nos seins n'ont pas pour vocation d'alimenter les holocaustes !"
A la politique de la chaise vide se substituerait la politique du ventre vide. La force de l'inertie quand la force des armes devient assourdissante. A quoi bon, en effet, vouloir assurer sa descendance quand sa descendance n'est pas assurée de vivre, ou que sa descendance n'a que l'assurance de vivre sous la menace de la mort ?
Au programme de ce monde idéal, pour chaque offensive menée : grève triennale du ventre. Trois offensives, neuf ans sans naissances...etc. Il y a fort à parier que les dirigeants, masculins pour la plupart, se montreraient plus diplomates avant d'engager une guerre, privilégierait toujours la voie politique et non la violence ou les blocus, et se mettraient à traiter -peut-être- les femmes avec plus de considération, d'égal à égal. Le vingt-et-unième siècle serait féminin.
Eylan Sevan, documentariste, disait lors d'une interview "à tombeau ouvert" sur la même chaîne, disait que de nombreux citoyens israéliens ne sont pas assez fous pour envoyer à la mort de leur plein gré leur jeunes soldats et leurs renforts et que tout cela ne se fait pas dans la ferveur rapportée par la propagande "occidentale". Sauf qu'il y a des femmes qui s'engagent dans l'armée...
> Gaza : Le ballet diplomatique de l’impuissance est en marche ! par Leila (IP:xxx.x04.139.54) le 5 janvier 2009 à 10H11 Topolanek ne voit-il pas, ou ne veut-il pas voir ? Les quelques Occidentaux qui sont restés à Gaza au péril de leur vie ont réussi aujourd’hui encore à faire passer des informations. Ils seront bientôt réduits au silence, morts peut-être. Alors on n’entendra plus à la radio que les déclarations mensongères de l’armée israélienne. Et quelques semaines avant les élections, Tzipi Livni annoncera triomphalement: « Israël a gagné la guerre ». Les hélicoptères Apache tirent sur tout ce qui bouge. Les obus tombent sans discontinuer. 130 raids aériens dans la seule nuit de lundi. Il n’y a plus d’eau ni d’électricité. Beaucoup d’habitants campent dans les ruines. Les ambulances ne circulent plus. Les hôpitaux ne fonctionnent plus. Des médecins et des infirmiers ont été tués. Il est devenu impossible de compter le nombre de morts. Les experts militaires estiment que dans le bombardement d’une ville il faut compter en moyenne un mort par tonne de bombes. Il est donc probable que les bombes israéliennes (plusieurs centaines de tonnes par jour) ont déjà fait plusieurs milliers de morts. Ce massacre est une première dans l’histoire mondiale. Une population d’un million et demi de personnes, emprisonnée sur une bande de terre aussi petite que l’île de Wight (360 km2), est soumise depuis dix jours à un déluge de feu comme on n’en a jamais vu. Aucune possibilité de s’échapper. Les chars sont entrés dimanche soir, suivis de l’infanterie, pour finir le travail de l’aviation. Le sort des populations de Sarajevo et de Grozny était moins cruel. Réagir à l'article | Réagir au commentaire | SIGNALER UN ABUS | Lien permanent |
> Gaza : Le ballet diplomatique de l’impuissance est en marche !
par spartacus1 (IP:xxx.x32.165.145) le 5 janvier 2009 à 10H18 À tous ceux qui défendent les attaques israéliennes.
J’imagine que dans les années 1940, vous auriez été du côté des nazis qui anéantissaient les juifs du ghetto de Varsovie, après les avoir affamés par un blocus impitoyable ! Juifs qui avaient l’audace d’oser se défendre courageusement, avec des armes minables, face à la puissance hitlérienne.
Aujourd’hui, c’est un peu la même situation, mais certains des enfants des victimes d’hier sont les bourreaux aujourd’hui.
Moi, dans les années 1940, j’aurais été du côté des juifs. Maintenant, je suis du côté des palestiniens.
Quoique goy, j’ai enseigné plusieurs années dans une école technique juive. Je me suis fais de nombreux amis juifs. Tous se disent horrifiés de ce qui se passe à Gaza et dénient totalement au gouvernement israélien actuel le droit de les représenter.
Pour avoir l’éclairage d’un Israélien vivant en Israël:
http://contreinfo.info/article...
J’aime bien la conclusion:
L’autre jour, mon chauffeur de taxi à Tel-Aviv réfléchissait à voix haute: Pourquoi ne pas mobiliser les fils des ministres et des membres de la Knesset, les rassembler en une unité de combat et les envoyer à la tête de la prochaine attaque terrestre sur la bande de Gaza ?
Une autre:
http://contreinfo.info/article...
à l'adresse
23:35
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22 décembre 2008
Garanca et consoeurs, mais que reste-t-il aux autres ?

Ne la ratez sous aucun pretexte ce mercredi 24 décembre à 19 h 30 sur ARTE en direct du Concertgebouw d'Amsterdam.
Vous comprendrez pourquoi il devient difficile à une Roseline-Dupont de percer dans la carrière de chanteuse lyrique quand, au détour d'un reportage sur Arte sur les répétitions de La Clemenza di Tito de Mozart, on découvre au travail le Mezzo Elina Garanca (prononcez Garantcha) qui interprète le rôle travesti de Sesto.
Pour tous ceux qui doutaient qu'une chanteuse est un délicat mélange de féminin et de masculin, (idem à l'inverse pour les chanteurs) je vous propose de découvrir cet extrait sympa de répétitions de Bajazet, où Elina ne fait pas exception à la règle :
Dire que c'est un beau mezzo ne serait pas correct : cette Lettone à la trentaine arrogante est renversante de beauté, tellement même que la soprano Anna Netrebko passerait presque pour une poissonnière à ses côtés. Entre la poissonnière et la Lettone, y a pas photo. Et pas de concurrence entre elles, heureusement car on n'imagine pas sinon les coups bas, les crêpages de chignons, les calomnies ! (entre leurs agents bien sûr).
On en est sûr, on a donc un mezzo lyrique, plein, gras, lumineux, stable, chaud, (ah ! le stable chaud !) à l'aigu clair, et aux yeux bleus, subtiles amandes qui font vaciller le sol de tous les malheureux qui ont pu approcher cette beauté sans jamais y toucher. Et donc, la question me brûle les lèvres et brûle les vôtres aussi Messieurs : "Mais quel est le fin niaiseux qui dort avec elle ? Où est le don juan d'opérette, que je le rosse d'importance..." J'en suis tellement marri que j'ai baptisé ma nouvelle lampe de bureau "Elina-Garanca" mon récent coup de foudre chez l'antiquaire : ressemblant non ?
C'est au cours d'un visionnage de Cosi fan Tutte (Aix 2005) que je suis resté suspendu. Sa présence à l'image m'empêchait d'écouter l'oeuvre dans de bonnes conditions, de rester concentré sur l'histoire, et tout allait au profit de l'interprète. Gênant non ?
Mais enfin elle est agaçante cette Garanca ! Imaginez les autres mezzos ! Elle font quoi ? Hein, elles se grattent la panse en la regardant vocaliser sur Arte ? Je veux parler de celles qui ont au moins 28 kilos de plus qu'elle !!!
Et pour ses partenaires ça ne doit pas être de la tarte ! Il faut toute la distraction d'un ténor lyrique léger pour ne pas succomber à des palpitations, "arrêt de travail M. l'Inspecteur !", ou des tonnes d'indifférence pour ne pas perdre de vue la battue du chef alors qu'on a devant les yeux ce que l'univers entier a eu le génie de produire, pour notre plus grand bonheur ephémère et notre malheur éternel. D'ailleurs, on voit sur une photo de répétitions prise à la dérobée que ce baryton s'est jeté sur elle, n'en pouvant plus, et comme on le voit ici, a tenté d'apaiser ses ardeurs de la façon la plus radicale.
Là elle était sublime. Sur d'autres extraits que j'ai trouvés, on dirait une jolie secrétaire sortie d'une pub pour shampoing :
Et à plein d'autres moments (retenez bien cela, Mesdames, fidèles lectrices qui ont pour ma personne la même passion que j'ai pour Elina) à plein d'autres moments elle est moche comme tout, surtout quand elle se marre, on dirait une baudroie, regardez :
Elina Médaille d'or au comice agricole de l'opéra section bataves et scandinaves.
Et hors concours catégorie interprète du théâtre lyrique. Sa Dorabella est splendide de finesse, d'intelligence, de jeu, de malice, de séduction bref, courez acheter le DVD du spectacle de Chéreau qui commence à diriger les femmes avec autant de plaisir que ces messieurs, mais il faut dire le bougre doit apprécier les chanteurs exigeants.Et celle-là n'a pas l'air d'une béni-oui-oui. Elle ne dit pas "oui" facilement. Dommage. Voyons :
à l'adresse
21:53
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Libellés : Opéra
15 décembre 2008
Une salade et un café; le prix d'une heure de travail au SMIC.

Je me suis souvenu du prix de la salade en supermarché dans les années 90. C'est pourquoi dernièrement au magasin Attac où l'on me voit tous les vendredis soirs place Léon Blum (mes lectrices et lecteurs pourront bientôt me pister...) je me suis vu demander pourquoi je prenais la scarole en photo "Vous avez le prix cher Monsieur, 2 € 44, pour une salade !" (16 Frs !) et vous me demandez pourquoi je la prends la photo ? Mais c'est pour envoyer à nos amis chinois pardi !"
Il y a quelques années, si un commerçant m'avait proposé une salade pour 16 Frs, je l'aurais peut-être payée si vraiment j'avais eu un besoin urgent de salade (cas rare !) mais aussitôt réglée, le ticket en main j'aurais appelé la police...
En 2001, je me souviens d'une salade à 4 Frs grand maximum ( 0,60 € )... en sept ans la scarole a pris 4 fois son prix > 100 % d'augmentation.
Et nos salaires ont augmenté de 2% par an > 14%,
ça veut dire que notre travail ne vaut plus rien.
Une salade et un café = 5 € 34, le prix d'1 heure de travail au SMIC.
La semaine suivante, mercredi 10 décembre, invité à déjeûner pour par un compositeur et chef d'orchestre à "l'Orénoc", un restaurant d'un bel hôtel du nord-ouest parisien où l'on mange fort bien cher ami, porte Maillot, je le vois régler (merci !) le foie de veau qu'accompagnait un verre de Coteau de l'Aubance pour quelque 60 euros le midi ( 393 Francs, par personne ) !
Sorti du restaurant, je m'empresse par ce froid de canard, de rentrer pour rien dans un café où le Wi-fi ne sera de toute façon pas accessible parce qu'il y a une majorité de patrons qui oublient de désactiver le code secret avant de proposer (soi-disant gratuitement ! ) internet aux clients, et je demande un café au comptoir : (cliquer pour agrandir tandis que d'autres cliquent pour Agadir)
Je me souviens d'un temps qui me semble ancien, où je buvais un petit noir pour 3, 50 Frs (53 Cts d'Euro), nous sommes en 2008 et c'est 2 € 90 > 19 Frs.
En 10 ans le prix possible d'un café au comptoir est passé de 3 Frs 50 à 19 Frs > 130 % d'augmentation.
Alors, pour ceux qui ont la chance de connaître la rue du Chemin Vert à Paris entre Père-Lachaise et Voltaire, dépêchez-vous d'aller déguster le splendide café Lavazza au prix de 1 € au comptoir et 1,10 € à la table avec l'internet gratuit, c'est au Royal, et vu l'augmention des prix du loyer, profitons-en avant qu'un changement de propriétaire ne mette notre "Warnoc" à 2,90 € !
2 décembre 2008
Barroso montre par qui on est VRAIMENT dirigés
à l'adresse
19:16
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27 novembre 2008
Connaissez-vous Marion K ?
Passons d'un sujet à l'autre en toute impunité.
Je me dis qu'elle doit habiter un de ces petits appart' tout mignon ; un de ces sous-les-toits qui donnent envie de prendre le petit-déjeûner un matin en se demandant comment on a pu arriver jusqu'au 7 ° étage, et se réveiller chez une fille à croquer. Ou bien s'il est quatre heures, tremper sa madeleine dans le thé caramel en regardant la grisaille de zinc parisienne.
à l'adresse
17:00
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8 novembre 2008
Une jeune Somalienne de 13 ans lapidée en public

à l'adresse
01:06
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5 novembre 2008
"Dis Monsieur Atlas, tu peux aussi traduire Bush en Justice STP ?..."
Il faudra définitivement saluer le courage de Barack Obama à la place duquel au fond, je n'aimerais pas me trouver. Tel Atlas, il semble porter le monde sur ses épaules.
- Être élu grâce au détournement de bulletins de vote en 2000
- Mentir à ses concitoyens pour les forcer à voter un budget militaire pharaonique
- Envahir l'Irak contre tout respect des conventions internationales,
- Ouvrir une prison secrète en zone de non-droit, Abou-Grahib
- En ouvrir une autre à Guantanamo
- etc. etc. etc.
à l'adresse
13:53
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3 octobre 2008
La déconnection de son groupe humain

C'est le billet d'un citoyen que les comportements égoïstes, vils, incivils, insupportent.
Passant à Paris IX°, rue du Faubourg-Poissonnière, face à 20, par un jeudi après-midi 13 h 50, je constate qu'une belle Jeep 4X4 est garée sur les clous, sans personne à son bord, portes fermées, pas de clefs sur le contact, et moteur allumé, et je me dis "quel culot"...
Mais je restai stupéfait de retrouver cette voiture au même endroit 40 minutes plus tard toujours vrombisssante, toujours polluante, toujours gênante. Deux aubergines la verbalisent puisqu'elle est garée sur les clous, mais les essuie-glaces balaient le P.V avec mépris aussi sûrement que son propriétaire l'aurait fait, à n'en pas douter.
Je dis à n'en pas douter car, pour partir près d'une heure avec sa clé de contact (sur une Jeep, c'est possible) mais en laissant son moteur diesel allumé, portes fermées, il faut n'avoir que foutre des enfants et des chiens qui respirent les gaz depuis leur poussette pendant qu'on consomme, se ficher comme d'une guigne du prix du Gas-Oil, ni de l'inflation.
Interrogées par mes soins les Aubergines elles me disent que ce n'est aps un motif d everbalisation supplémentaire. Elles me conseillent d'appeler le commissariat. Elles n'avaient pas le numéro sur elles. Depuis mon portable, cela m'aurait coûté 1, 50 € euros au bas mot d'obtenir ce numéro, et rien ne me garantit de l'accueil que j'aurais eu au téléphone de la part d'un commissariat sûrement occupé à des affaires plus graves. Je n'ai donc pas appelé. Mais j'ai photographié sa plaque pour mon blog.
Mais ce malotru, ce social traître, ce pétomane par véhiculé interposé, cette personne fortunée qui vit déconnectée du groupe humain au sein duquel elle vit pourtant, aurait mérité qu'on lui dérobe ses clés sur le contact (si elles s'y étaient trouvées) pour qu'elle aille les récupérer à Convention, aux Objets-Trouvés, de l'autre côté de Paris.
Son geste ne signifie à mes yeux rien d'autre que : "J'ai du fric, j'ai une belle bagnole, je consomme autant que j'en ai envie, cela dût-il vous intoxiquer, et je vous emmerde". Cette mentalité là me fait détester la France. Imagine-t-on cela en Suède ?
Mais imaginons qui lui soit arrivé un problème, un accident, combien de temps la voiture va-t-elle tourner à vide jusqu'à épuisement du réservoir ? Imaginons que chacun en fasse autant. Au moins serions-nous tranquilles puisque le pétrole aurait déjà disparu et que les industriels se seraient déjà repliés sur les combustibles alternatifs.
Au fait connaissez-vous l'heureux propriétaire de ce véhicule "Jeep" "615 QGF 75", dites-lui de ma part tout ce que je pense de son attitude de porc et demandez-lui s'il accepterait que je vienne laisser ma voiture allumée sous ses fenêtres pendant qu'il fait du sport sur son vélo d'appartement.
à l'adresse
16:39
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22 septembre 2008
De Materrazzi à Alitalia, l'éclat de rire européen
Autrefois Alitalia comme Air France était une société nationale qui faisait l'orgueil des Italiens. Elle est aujourd'hui la risée du monde entier pour être recalée au rang de compagnie bananière.
Voyons quels ont été les "vols" successifs qui ont amené la situation d'aujourd'hui :
- Les pilotes d’Alitalia représentent une caste dans la caste. Ainsi, ils sont encore 135 pour assurer le fonctionnement de 5 avions cargo, soit 27 par appareil pour effectuer les rotations, c’est-à-dire… 5 fois plus que dans les autres compagnies.
- “la guerre des couchettes” : sur 17 avions destinés aux vols supérieurs à 11 heures, 4 n’étaient pas dotés de couchettes pour le repos des pilotes. Les syndicats monnayèrent cette absence par une prime de 1.800 euros par mois. Bonus qui fut élargi aux 350 pilotes des 17 long-courriers…
- le député Luigi Martini avait besoin de faire 3 décollages et 3 atterrissages tous les 90 jours pour conserver sa licence. Alitalia le lui consentit… et lui paya un salaire par la même occasion.
- Le Ministre de l’Intérieur du premier gouvernement Berlusconi, Claudio Scajola obtint la création d’une ligne Rome-Villanova D’Albenga, son collège électoral, qui se caractérise par le taux de remplissage le plus bas du continent européen !
- 80 % du personnel navigant réside à Rome alors que la capitale ne totalise que 40 % du trafic.Résultat : les vols Rome-Milan du matin et Milan-Rome du soir sont monopolisés par les employés d’Alitalia qui partent travailler ou rentrent chez eux. Autant de sièges en moins pour la clientèle payante.
- il existe une commission rétribuée de 8 personnes chargées de trouver un nom à chacun des avions de la compagnie. Un bureau de l’Alitalia avec 15 salariés fut maintenu pour rien durant 14 ans à Mexico alors qu’il n’y avait plus de vol pour le Mexique depuis 1985…
- Déjà fameux pour avoir ruiné les chemins de fer transalpins, Giancarlo Cimoli s’alloua un salaire six fois supérieur à celui de ses pairs - présidents d’Air France ou de British Airways. Et lorsqu’il fut limogé et laissa la compagnie dans le chaos, c’est en douceur qu’il atterrit… grâce à un parachute doré de 6 millions d’euros.
- Et pour y entrer comme hôtesse de l'air, il fallait aimer avoir les jambes en l'air , comme dit la chanson.
Alitalia est à l'image de toute la société italienne, et je peux d'autant mieux le dire que je suis marié à une italienne, que je connais l'Italie depuis bientôt 20 ans. On travaille en Italie comme on joue au football, on fait semblant de chuter, on incrimine l'autre, on ne s'associe qu'en se méfiant, on cherche une recommandation lorsqu'on est incompétent, on évite les tâches au lieu de les régler, on est deux à regarder l'autre travailler comme à l'Ambassade d'Italie en France, et à la fin, on ne marque de buts que parce qu'on a triché en insultant les adversaires au passage. Marco Materrazzi est l'Italien par excellence, il a des qualités, mais il n'en est pas convaincu, alors il se croit obligé de transformer son sport en pugilat : je n'en connais pas de plus représentatif.
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22:14
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Libellés : Alitalia, avaition, footbal, Italie, Materrazzi
8 septembre 2008
Le racisme n'a pas toujours le même visage selon le Parquet
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11:44
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2 septembre 2008
Palin, marionnette des Républicains

Qu'ils sont sympas et modernes ces Républicains américains du nord ! Ils choisissent une femme pour être la co-listière de leur candidat. Sarah Palin (à la une truquée de Vogue).
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15:20
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23 août 2008
Le Manifeste pour le décompte des médailles par ensembles équitables
Il n'était pas très équitable de comparer des machines de guerre comme les U.S.A ou la Chine, tous pays composés de provinces ou d'Etats indépendants avec les nations européennes ?

http://www.lefigaro.fr/sport/2008/08/18/02001-20080818ARTFIG00302-geopolitique-des-medailles-olympiques-.php
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13:02
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21 août 2008
Série les Grandes Voix Françaises ep. 4 Manfrino
à ceux qui me trouveraient un peu macho dans mes choix, il y a une autre Nathalie qui sévit aujourd'hui sur scène avec un beau soprano lyrique servi pas une grande sensibilité dramatique.
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11:44
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12 août 2008
La voix de l'une sur la tête de l'autre
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23:52
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4 août 2008
Le discours de Barack OBAMA à Berlin en Français
Ce que Barack prononça devant les Berlinois en juillet dernier.
Merci à vous, les Berlinois, et à tous les citoyens allemands. Merci, Madame la chancelière Angela Merkel (…), pour votre accueil si chaleureux.
En venant à Berlin, je marche sur les traces de beaucoup de mes compatriotes. Ce soir, ce n'est pas le candidat à l'élection présidentielle qui s'adresse à vous, mais un citoyen fier d'être américain, un citoyen du monde.
Je sais, je ne ressemble guère à ceux qui ont pris la parole avant moi dans votre capitale. La route qui m'a mené jusqu'ici ne suit pas une ligne droite. Ma mère est née dans l'Amérique profonde, mais mon père a passé son enfance à garder des chèvres au Kenya. Son père, mon grand-père, était domestique au service des Anglais.
En pleine guerre froide, mon père décida, comme plusieurs de ses semblables aux confins du monde, que pour réaliser son ambition, son rêve, il avait besoin de la liberté et de l'égalité des chances que promettait l'Occident. Il a donc écrit sans relâche à toutes les universités américaines jusqu'à ce que quelqu'un, quelque part, entende sa prière pour une vie meilleure.
Voilà pourquoi je me retrouve ici aujourd'hui. Et vous qui êtes là avec moi, cette ambition, vous la connaissez aussi. Cette ville est bien placée, entre toutes, pour savoir ce que veut dire rêver de liberté. Vous le savez, si nous sommes ici ce soir, c'est que des hommes et des femmes de nos deux nations se sont unis pour travailler, pour se battre, pour se sacrifier en vue d'une vie meilleure.
Notre alliance a été scellée il y a exactement soixante ans cet été, le jour où le premier avion américain a atterri à l'aéroport de Tempelhof.
A cette époque, une grande partie du continent européen était encore sous les décombres. Et les ruines de cette ville allaient servir à élever un mur. Sur l'Europe de l'Est tombait la nuit soviétique, tandis qu'à l'ouest les Etats-Unis, l'Angleterre et la France constataient le désastre et cherchaient les moyens de reconstruire le monde.
Ce fut le point d'impact où les deux camps allaient se rencontrer. Le 24 juin 1948, les communistes imposèrent le blocus sur la partie ouest de la ville. Ils empêchèrent plus de deux millions d'Allemands d'être ravitaillés, pour essayer d'éteindre l'ultime étincelle de liberté à Berlin.
Face à la colossale puissance de l'armée soviétique, nos forces ne faisaient pas le poids. Pourtant, si nous avions battu en retraite, le communisme se serait répandu dans l'Europe entière. A peine achevée la dernière guerre mondiale, on était à deux doigts d'en voir commencer une nouvelle. Berlin était le dernier rempart.
C'est alors que fut mis en place le pont aérien, la plus grande et la plus improbable opération de sauvetage de l'Histoire, qui redonna nourriture et espoir aux habitants de cette ville.
Tout semblait contre nous. Cet hiver-là, l'épaisseur du brouillard assombrit le ciel, contraignant plusieurs avions à faire demi-tour sans avoir pu larguer leur ravitaillement. Ces avenues où nous sommes assemblés étaient alors remplies de familles affamées et sans logis.
Mais même aux heures les plus sombres, les Berlinois ont conservé vivante la flamme de l'espérance. Ils n'ont pas baissé les bras. Et enfin, par un beau jour d'automne, des centaines de milliers de Berlinois se sont réunis ici même, au Tiergarten, pour entendre l'appel de leur maire implorant le monde de ne pas abandonner la cause de la liberté. "Il n'y a qu'une seule possibilité, dit-il, c'est de rester unis jusqu'à la victoire… Peuples du monde, faites votre devoir… Peuples du monde, regardez vers Berlin!" Peuples du monde, regardez vers Berlin! Berlin, où Allemands et Américains ont appris à travailler main dans la main, à se faire confiance, trois ans à peine après s'être affrontés sur le champ de bataille.
Berlin, où le courage d'un peuple a rencontré la générosité du plan Marshall pour créer un "miracle allemand "; où la victoire sur la tyrannie a donné naissance à l'OTAN, la plus belle alliance jamais conçue pour la défense de notre sécurité commune.
Berlin, où les impacts de balles qui marquent encore les monuments et les colonnes de la Porte de Brandebourg sont autant de rappels à ne jamais oublier notre humanité commune.
Peuples du monde, regardez vers Berlin : là un mur est tombé, là un continent a pris forme, là l'histoire a prouvé qu'aucun défi n'était trop grand pour un monde enfin uni.
Soixante ans ont passé depuis ce pont aérien, et à nouveau on fait appel à nous. Une fois de plus, l'Histoire nous place à la croisée des chemins, face à de nouvelles promesses et face à de nouveaux périls. Lorsque vous, citoyens allemands, avez abattu ce mur qui divisait l'Est et l'Ouest, la liberté et la tyrannie, la peur et l'espérance, d'autres murs se sont effondrés dans le monde entier. De Kiev au Cap, on a fermé les camps de prisonniers et ouvert les portes à la démocratie. Les marchés aussi se sont ouverts, la diffusion de l'information et des technologies a renversé les barrières, laissant libre cours à l'esprit d'entreprise et à la prospérité. Si le XXe siècle nous a appris que nous partagions un destin commun, le XXIe montre que le monde est plus imbriqué que jamais.
La chute du mur de Berlin a ravivé l'espoir. Mais ces rapprochements ont aussi suscité de nouvelles menaces, qui ne peuvent être contenues dans les frontières d'un pays ni endiguées par la distance d'un océan.
C'est à Hambourg que les terroristes du 11-Septembre ont fomenté leur complot, c'est à Kandahar et à Karachi qu'ils se sont entraînés, avant de tuer des milliers de personnes venues de partout sur le sol américain.
Au moment même où je vous parle, des voitures à Boston et des usines à Pékin sont en train de faire fondre la banquise dans l'Arctique, de rogner le littoral atlantique et de provoquer la sécheresse des fermes du Kansas jusqu'au Kenya.
Des sites nucléaires insuffisamment protégés en ex-Union soviétique ou des secrets divulgués par un scientifique au Pakistan pourraient permettre la construction d'une bombe destinée à exploser à Paris. Les graines de pavot d'Afghanistan deviennent de l'héroïne à Berlin. La pauvreté et la violence en Somalie engendrent le terrorisme de demain. Le génocide au Darfour est une tache sur notre conscience à tous.
Dans ce monde nouveau, des courants dangereux se sont diffusés plus vite que nos capacités à les contenir. C'est pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés. Aucune nation, aussi grande et puissante soit-elle, ne saurait relever seule de tels défis. Aucun d'entre nous ne peut nier la réalité de ces menaces, ni se soustraire à la responsabilité de leur faire face. Pourtant, depuis la disparition des chars soviétiques et de ce terrible mur, il serait facile de l'oublier. Et reconnaissons, en toute franchise, que parfois, des deux côtés de l'Atlantique, nous nous sommes éloignés et avons perdu de vue notre communauté de destin.
En Europe, l'opinion qui impute aux Etats-Unis une part de responsabilité dans les dérives de notre monde, au lieu d'y voir une force régulatrice, s'est banalisée. En Amérique, certaines voix se sont élevées pour dénigrer ou minimiser l'importance de l'Europe pour notre défense et notre avenir. L'un et l'autre bord méconnaissent la réalité : les Européens sont aujourd'hui investis de nouveaux fardeaux et assument davantage de responsabilités dans les régions en crise; et de même que les bases américaines construites au siècle précédent continuent de garantir la sécurité de ce continent, notre pays continue de se sacrifier sans compter pour la liberté du monde.
Certes, il y a eu des différends entre les Etats-Unis et l'Europe. Et il y en aura d'autres à l'avenir. Mais nous restons unis par les tâches qu'impose une citoyenneté mondiale. Un changement d'administration à Washington ne les supprimera pas. En ce début de siècle, Américains comme Européens devront redoubler d'efforts. Le partenariat et la coopération entre les nations ne relèvent pas d'un choix : c'est la seule option pour assurer notre sécurité et faire progresser notre humanité commune.
C'est pourquoi le pire risque serait de laisser de nouveaux murs nous diviser.
Aucun mur ne doit plus séparer les anciens alliés de part et d'autre de l'Atlantique. Aucun mur ne doit plus séparer les pays riches et les pays pauvres. Aucun mur ne doit plus séparer les races et les ethnies, les citoyens de souche et les immigrés, les chrétiens, les juifs et les musulmans. Voilà les murs qu'il faut aujourd'hui abattre.
Nous savons qu'il en est tombé par le passé. Après des siècles de luttes, les Européens ont construit une Union pleine de promesse et de prospérité. Ici même, au pied d'une colonne érigée en mémoire de la guerre, nous nous retrouvons au centre d'une Europe de paix. Les murs ne sont pas tombés qu'à Berlin, ils sont aussi tombés à Belfast, où protestants et catholiques ont trouvé le moyen de vivre ensemble ; dans les Balkans, où notre Alliance atlantique a mis fin aux conflits et a traduit en justice des criminels de guerre sanguinaires; en Afrique du Sud, où la lutte d'un peuple courageux a vaincu l'apartheid.
Les murs peuvent être abattus, l'Histoire nous le rappelle sans cesse. Même si ce n'est jamais facile. Le véritable partenariat et le véritable progrès demandent un travail constant et des sacrifices prolongés. Ils exigent un partage du fardeau du développement et de la diplomatie, du progrès et de la paix. Ils nécessitent des alliés qui sachent s'écouter mutuellement, qui apprennent les uns des autres et, surtout, qui se fassent confiance.
C'est pourquoi l'Amérique ne peut pas s'isoler. L'Europe ne peut pas s'isoler. Le temps est venu de lancer de nouveaux ponts à travers le monde, aussi solides que ceux qui nous ont liés de part et d'autre de l'Atlantique. Le temps est venu de nous unir, au moyen d'une coopération constante, d'institutions solides, de sacrifices partagés et d'un engagement universel pour le progrès, afin de répondre aux défis du XXIesiècle. C'est cet esprit-là qui a propulsé des avions dans le ciel au-dessus de nous, qui a rassemblé tant de gens là où nous sommes aujourd'hui. Le temps est venu pour nos nations, pour toutes les nations, de raviver cet esprit.
Le temps est venu de mettre un terme au terrorisme et d'assécher la source d'extrémisme qui l'alimente. Cette menace reste bien réelle, et nous ne pouvons pas nous soustraire à la responsabilité de la combattre. Si nous avons pu fonder l'OTAN pour vaincre l'Union soviétique, nous pouvons encore créer un partenariat nouveau et global pour démanteler les réseaux qui ont frappé à Madrid et à Amman, à Londres et à Bali, à Washington et à New York. Si nous avons pu remporter une bataille idéologique contre le communisme, nous pouvons soutenir la grande majorité des musulmans qui s'opposent à l'extrémisme porteur de haine plutôt que d'espérance.
Le temps est venu de raffermir notre résolution d'éradiquer les terroristes qui mettent en péril notre sécurité en Afghanistan, et les trafiquants qui vendent de la drogue dans nos rues. Personne n'est pour la guerre. Je reconnais que les difficultés en Afghanistan sont énormes. Mais mon pays et le vôtre ont tout intérêt à ce que la première mission de l'OTAN hors d'Europe réussisse. Pour les Afghans, et pour notre sécurité à tous, le travail doit être fait. Les Etats-Unis ne peuvent agir tout seuls. Les Afghans ont besoin de nos soldats et des vôtres, de notre soutien et du vôtre, pour en finir avec les talibans et Al-Qaida, pour développer leur économie et pour les aider à reconstruire leur pays. Trop d'intérêts sont en jeu pour que nous puissions faire marche arrière maintenant.
Le temps est venu de remettre à l'ordre du jour l'objectif d'un désarmement nucléaire mondial. Les deux superpuissances qui se mesuraient de part et d'autre du mur de Berlin ont trop souvent frôlé la destruction de tout ce que nous avons construit et de ce qui nous est cher. Maintenant que ce mur est tombé, nous ne pouvons pas rester les bras ballants à contempler une prolifération nucléaire mortifère. Il est temps de neutraliser tous les déchets nucléaires épars, d'enrayer le développement des armes atomiques et de réduire les arsenaux d'une autre époque. Il est temps de commencer à œuvrer pour la paix dans un monde sans armes nucléaires.
Le temps est venu pour chaque nation en Europe d'être maître de son propre destin, débarrassé des ombres du passé. Dans ce siècle, nous avons besoin d'une Union européenne forte, qui enracine la sécurité et la prospérité de ce continent, tout en gardant une main tendue vers l'extérieur. Dans ce siècle, dans cette ville même, rejetons les vieux réflexes de guerre froide, pour travailler avec la Russie chaque fois que nous le pouvons, défendre nos valeurs chaque fois que nous le devons, et établir une coopération qui s'étende à travers ce continent tout entier.
Le temps est venu de construire sur la richesse créée par l'ouverture des marchés, et de partager ses bénéfices plus équitablement. Le commerce a été la pierre angulaire de notre croissance et du développement mondial. Mais nous ne pourrons pas maintenir cette croissance si elle favorise seulement quelques privilégiés. Ensemble, nous devons inventer un commerce qui rémunère véritablement un travail producteur de richesse, assorti de réelles protections pour les hommes et pour notre planète. Le temps est venu d'un commerce libre et équitable pour tous.
Au Moyen-Orient aussi, le temps est venu d'une aube nouvelle. Mon pays doit s'unir au vôtre et à l'Europe tout entière pour adresser un message clair à l'Iran, qui doit renoncer à ses ambitions nucléaires. Nous devons soutenir les Libanais qui ont manifesté et versé leur sang pour la démocratie, ainsi que les Israéliens et les Palestiniens qui cherchent une paix solide et durable. Et malgré les divergences du passé, il est temps que le monde entier soutienne les millions d'Irakiens qui essaient de reconstruire leur existence, alors même que nous passons le relais au gouvernement irakien en mettant fin à cette guerre.
Et il est temps de rendre l'espoir aux oubliés de la mondialisation. Souvenons-nous que la guerre froide née dans cette ville n'était pas une lutte pour un territoire ou un butin. Il y a soixante ans, les avions qui survolaient Berlin n'ont pas lâché des bombes, mais de la nourriture, du charbon et des bonbons à des enfants reconnaissants. Et par ce geste de solidarité, ces pilotes ont remporté bien davantage qu'une victoire militaire. Ils ont gagné les cœurs et les esprits, l'amour, la loyauté et la confiance, non seulement des habitants de cette ville, mais de tous ceux qui ont appris ce qu'ils avaient fait ici.
Je sais que mon pays n'est pas parfait. Qu'il nous est arrivé d'avoir du mal à respecter notre promesse de liberté et d'égalité pour tous. Nous avons commis notre lot d'erreurs, et nos actions de par le monde n'ont pas toujours été à la hauteur de nos intentions les meilleures.
Mais je sais aussi combien j'aime les Etats-Unis. Je sais que pendant plus de deux siècles, nous nous sommes efforcés, au prix d'énormes sacrifices, de cimenter une union toujours plus parfaite, de chercher, avec d'autres nations, un monde toujours plus rempli d'espoir. Nous n'avons jamais été inféodés à une tribu ou à un royaume particulier ; de fait, toutes les langues sont parlées dans notre pays ; toutes les cultures ont laissé leur empreinte sur la nôtre, tous les points de vue s'expriment sur la place publique. Ce qui nous a toujours unis, ce qui a toujours animé notre peuple, ce qui a conduit mon père jusqu'aux rivages des Etats-Unis, c'est un ensemble d'idéaux qui répondent aux aspirations partagées par tous : nous pouvons vivre libérés de la peur et de la pauvreté, nous pouvons exprimer nos opinions, nous assembler avec qui nous voulons et pratiquer la religion de notre choix.
Traduit de l'anglais par Myriam Dennehy
à l'adresse
22:00
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3 juillet 2008
Génome humain : êtes-vous juif ?
Un bandeau adwords a attiré mon attention sur le blog de Olivier Bonnet : "Êtes-vous juif ?"
Curieux j'ai cliqué, et ai été dirigé vers un site hébérgé en Suisse : IGENEA ; ça commence mal par un nom qui sonne comme "hygiène, hygienisme". Stupéfait, j'y apprends que pour 105 €, un simple test génétique salivaire pouvait déceler chez moi une origine juive, et même précisément ce que mes ancêtres avait de commun avec telle tribu, puis de me mettre en relation avec mes parents grâce à leur banque de données de plus de 240.000 personnes. (sic).
"Avez-vous des racines juives? Etes-vous un Ashkénaze?
Etes-vous un Levi ou un Cohen?" Ou encore : "Faites le test ! on ne sait jamais, si vous aviez des origines communes avec Jefferson !" dit le site aux braves patriotes américains. (voir la ligne génétique Y de Thomas Jefferson)
L'explication scientifique donnée est qu'il existe des "marqueurs" -le mot fait froid dans le dos- marqueurs génétiques communs aux juifs puisque la tradition veut que l'on soit juif d'une mére juive elle-même fille etc... Puisque la science nous apprend que tout le mondé hérite de l'ADN mitochondrial de sa mère, les juifs sont donc marqués. Bigre ! On possède à des degrès plus ou moins élevés un nombre de ces marqueurs regroupés au sein d'haplo-types génétiques* nichés dans le même chromosome.
Je suis naïf ou mal informé, mais j'ignorais qu'aujourd'hui nous avons les moyens techniques sur un simple prélèvement de salive, de dire si je suis juif ou si je ne le suis pas. Le site propose aussi de déterminer vos parentés communes avec les vikings, les ménnonites, les amérindiens etc.
On m'avait pourtant dit qu'il n'y avait pas de races, et que c'était une idéologie criminelle. Tiens, il est vrai qu'on n'a pas beaucoup entendu les scientifiques sur cette question nouvellement posée par les progrès relatifs au génome humain.
Une fois la stupéfaction première dissipée, des questions se posent : Une société privée peut-elle disposer d'une banque de données sur l'origine du sang, un catalogue aussi délicat qui va s'agrandir, et dont personne ne peut assurer de la bonne utilisation ? Que la base de données soit accessible aux membres pour quelques euros indique qu'elle doit l'être aussi pour tout groupuscule mal intentionné, ou tout fichage d'Etat. De plus, si je ne fais pas moi-même ce test mais que ma soeur l'a fait et l'a fait savoir, on pourra venir me dire que moi aussi je suis juif, à mon corps défendant !
Reste donc à savoir si derrière l'aspect scientifique d'une telle entreprise, des idéologues racistes ne se cachent pas ou ne profitent pas. Soit il est question de retrouver des juifs égarés, comme les Conversos espagnols qui se sont convertis au protestantisme au XVI° siècle et d'augmenter la diaspora juive mondiale, soit à l'inverse on peut se compter "entre celtes" et répertorier les ariens issus des familles blondes du nord de l'europe.
Bennet Greenspan le PDG nous rassure, il est bien conscient que l'humanité est un grand melting-pot. Il ajoute aussi que grâce à sa société, il est désormais possible de retrouver des "populations juives ashkénazes et sépharades dans des familles christianisées depuis des siècles qui ne se doutent pas de leur filiation" dit Greenspan. On comprend alors que tout sémite aura des gènes en commun avec des tribus juives, ou tout européen, et que peut-être, dès lors, la compréhension augmentera, ou la haine du juif s'estompera. Car, dès lors que j'en suis proche "génétiquement", comment continuer de haïr celui qui est mon semblable ? Mais est-il besoin pour cela d'un recours aux gènes ? Et ceux qui en seront "définitivement" exclus de filiation juive pourront se "rassurer" ? Beaucoup de questions troublantes se posent, et je suis sûr que l'imagination prendra le relais dans les commentaires.
L'application la plus surprenante est certainement l'avancée qu'elle représente pour les personnes adoptées qui peuvent retrouver leur nom de famille ou leur parenté éloignée. (article BBC)
Je ne suis pas assez philosophe pour savoir quelle restauration de l'originel ou quel immobilisme il y a derrière tout cela.
Même sans pratiquer aucun test, on peut avec bonheur imaginer avoir un gène en commun avec Jeanne d'Arc ou le Christ en personne tellement les migrations ont été diverses, les mariages inter-ethniques nombreux. Cette ignorance des filiations communes avec Léonard de Vinci ou Attila participe de l'idée, humaniste et saine, que tout homme est capable du meilleur comme du pire, quelle que soit sa filiation génétique. Qu'il n'y a pas de sauf-conduit génétique, ou d'a priori bienveillant en fonction de vos ancêtres. Il n'y a que la responsabilité de chacun devant sa conscience d'Homme, et devant la justice. Il n'y a que quelques fanatiques du droit divin pour croire à autre chose.
Ces tests peuvent à la fois entretenir et réactualiser de vieilles lunes plus ou moins dangereuses et tenaces mais aussi participer à cette sorte de "désenchantement du monde" dont parlaient Weber ou Gauchet
Avoir des racines juives, et alors ? Et si nous avions découvert que le monstre de Florence avait des racines juives ? Et si en 1930, on avait découvert des gènes commun entre Adolf Hitler et la tribu de Marie, mère du petit juif Jésus ? Que se serait-il passé ? Nul ne le sait. Mais iI aurait mieux valu peut-être ne pas le savoir, ou tout faire pour le cacher a posteriori … car certains grands paranoïaques auraient donné tout l'or de l'europe pour avoir un tel outil entre les mains.
* les haplogroupes représentent les diverses branches de l’ Homo sapiens et montrent l’origine et les migrations de nos ancêtres.
**Bennett Greenspan, PDG de Familly TreeDNA
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12:43
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Libellés : anti-sémitisme, génétique, hygiénisme, racisme
29 juin 2008
Douce France, cher pays de fafs !
L'affaire du "jeun
e juif" sauvagement latté à coups de barre de fer en juin dans le XIX° arrondissement de Paris illustre à merveille la compassion du pouvoir exécutif et la réactivité épidermique d'une communauté médiatique, dès lors qu'un homme tombe à terre (quelle que soit sa confession ; non ?)
Et si les agresseurs avaient été 6 vieux rabbins ? (demande Arthur sur le site du Figaro) et la victime un jeune arabe connu des services de police ? - Pas un mot, makach, bezef, nada !
à l'adresse
15:10
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24 juin 2008
Grandes Voix Françaises Ep. 2 - Ludovic Tézier-
Ce chanteur hors-concours est à entendre, ou à découvrir... (il n'est jamais trop tard pour bien faire) au Théâtre des Champs Elysées en juin 2008 dans le Ford de Falstaff de Verdi.
à l'adresse
15:09
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14 juin 2008
Encore NON
Et tout le monde se demande de quelle façon revoir la copie des traités qui, à un moment de la vie démocratique, se voient refusés par tel peuple d'Europe qui "bloque tous les autres", qui "empêche le projet européen de tourner rond". Mais alors il ne faut pas donner la possibilité de s'exprimer aux peuples. Ces cons de peuples qui votent (comme l'a dit dès le résultat un commentateur de France 3) "par incompréhension"...
Qu'ils ne comprennent pas le détail juridique de ces éléphants du droit, certes. Mais le projet de société, ils le connaissent, l'éprouvent au jour le jour, souffrent des aspects les plus rudes, et ne voient plus le sens de l'élargissement. C'est respectable cela...
On ne se demande jamais si le projet est bon ou pas. Des milliers de fonctionnaires font avancer ou pérennisent coûte que coûte europe-là, dont ils ont eux-mêmes imaginé les traits.
Ils oublient de dire aussi que selon les règles qu'ils ont eux-mêmes instituées, un refus Chypriote ou Irlandais, quelle que ce soit la taille du pays consulté, peut invalider le projet des 26 autres membres.
Cette disposition a été instituée par ceux-là mêmes qui critiquent le cours de l'histoire...
C'est cette arrogance, dont nous avons souffert, nous autres Français déficients mentaux qui n'avions pas "compris" non plus les termes du Traité Constitutionnel, qui perdra l'idée européenne.
J'en suis venu à penser que ce projet basé sur la partage de l'acier et du charbon entre l'Allemagne et la France au sortir de la seconde guerre mondiale, est comme un traitement contre un cancer qui ne soignerait pas et qui même rendrait malade.
En temps normal, n'importe quel médecin changerait de traitement ou arrêterait le traitement si les effets se révélaient aussi catastrophiques. Mais là, non. Les "médecins" qui nous dirigent et qui n'ont en tête que nous prémunir de la haine entre les peuples, continuent de nous administrer des remèdes d'apprentis-sorciers, dont les malades que nous sommes ne veulent pas. (je dis "malades" car des européens au chômage sont des sortes de malades).
Revenons donc à l'ancien système. Des Pays souverains avace leurs monnaies qui participent ensemble et le plus pacifiquement possible aux projets qui leur plaisent selon leurs affinités historiques ou politiques du moment.
On sera moins protégés des fluctuations monétaires et alors ? On n'est pas tous rentiers !
On sera maîtres chez nous. Et c'est sûrement ce dont souffrent le plus les européens d'aujourd'hui, n'en déplaise à Messieurs les gardiens du temple, ce déficit de puissance, de souveraineté, et de lattitude à agir indépendamment.
Ou alors il faudrait imposer les rapprochements, les traités, sans faire semblant de construire une europe démocratique.
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09:59
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8 juin 2008
Une vidéo qui arrache des larmes aux papas....
On trouve rarement des merveilles sur Dailymotion
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16:35
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5 juin 2008
Rire un peu
Dans la série de doublages amusants, en voici un ...sonore.
Sex City and Cassoulet
Vidéo envoyée par AgoraBrisefer
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15:09
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19 mai 2008
Série Les Grandes Voix Françaises Ep. 1 Gabriel Bacquier
Ce monsieur a chanté sur cette scène du "Met" 20 années de suite.
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02:06
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16 mai 2008
Série les Nouvelles Voix Françaises. Ep. 1 : Cyril Rovery
Dans la série les grandes voix françaises, la découverte de la semaine est un baryton.
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22:15
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11 mai 2008
L'Etrange silence de la gauche à propos du Tibet

J'ai toujours été surpris de ne point entendre les voix de gauche se réclamant du Progrès, de la Laïcité, des Droits de l'Homme, à propos de l'attitude historique de la Chine au Tibet. Il faut pour le comprendre lire entre les lignes du compte-rendu du Conseil de Paris du 24 avril dernier.
Bertrand Delanöe soumettait au vote du Conseil la distinction qu'allait recevoir le Dalaï-Lama, Le groupe M.R.C (Mouvement Républicain et Citoyen, chevènementiste) donnait l'explication de son choix de ne pas faire du chef du gouvernement tibétain en exil un citoyen d'honneur de la ville de Paris. *
Et c'est son droit. Mais quels que soient les sentiments qu'on porte à la communauté tibétaine, un courant de pensée sérieux comme le M.R.C, qui a développé au cours de ces années de scission avec le P.S un argumentaire républicain digne d'intérêt, un parti moderne et démocratique n'a pas le droit de reprendre à bon compte l'argumentaire de propagande anti-tibétaine des dirigeants Chinois. Et pourtant, le texte ci-dessous consultable tire sur une ambulance. En outre, il faut avoir à l'esprit que l'éventuel boycott des jeux olympiques est d'abord une menace pour le peuple tibétain, ou ce qu'il en reste.
Le Dalaï-Lama est une personnalité qui incarne aux yeux de beaucoup de gens dans le monde la culture tibétaine, à laquelle se raccroche un peuple qui a tout perdu. Dans son réquisitoire, le M.R.C a cru bon accuser le Dalaï-Lama d'avoir "une personnalité complexe" et d'adopter une position contradictoire. Il serait opposé à l'indépendance du Tibet mais se présenterait comme son interlocuteur face à la Chine... À personnalité complexe raisonnement simpliste. Mais qu'est-ce à dire ? Il faudrait en plus que Tibet n'ait aucun interlocuteur représentant ses réfugiés politiques, et traite avec le Dalaï-lama chinois qu'elle a nommé à Lhassa comme fantoche ?
Les dirigeants Tibétains en exil ont tous compris que la force armée chinoise avait gagné sur l'indépendance de leur région malgré les déclarations d'autonomie de 1912, celle de Mao en 1949, puis des pourparlers de 2002 jamais respectés ; ils préfèrent adopter une position épargnant des souffrances à leur peuple. Le gouvernement tibétain en exil joue un rôle diplomatique et pacifique, est-ce là la complexité qui gêne le M.R.C ? Etrange pour un mouvement qui a toujours prôné dans les régions du Golfe, par exemple, les voies politiques.
Dans des précautions oratoires soi-disant laïques, ce groupe d'élus de la Mairie de Paris se fend d'un rappel à l'Etat théocratique que représente pour lui le Tibet. À ce propos, comment ignorer que le bouddhisme mahayana est une sagesse a-théiste où l'accent est mis sur le respect de toute vie, sur le partage égalitaire des richesses et non leur accumulation ? Comment oublier que la réforme sociale avait commencée dès 1925 avec le treizième Dalaï-Lama (et tous les Rinpoche) poursuivi par l'actuel Dalaï par des réformes fiscales et foncières... D'ailleurs, de la "théocratie tibétaine" dénoncée, il ne reste que des cendres, tant l'invasion chinoise qui a modifié la région du Tibet a été irrespectueuse, violente et irrémédiable.
C'est très curieux, mais je ne sens pas les partis de gauche très prompts à critiquer ouvertement les atrocités que les dirigeants chinois ont commis là-bas depuis un demi-siècle au travers un véritable génocide culturel naguère, suivi aujourd'hui d'un désastre écologique.
Aux récentes violences meurtrières de Lhassa, s'ajoutent 1 million 200 000 personnes qui ont trouvé la mort depuis 1951, fusillées, affamées, noyées, enterrées vives aux yeux de tous, où des moines ne renièrent leur existence que sous la torture, où des femmes tibétaines furent soit engrossées soit avortées de force, où des enfants furent obligés d'abattre leurs parents, et aujourd'hui encore tenus en infériorité économique dans le silence assourdissant de la communauté internationale. "Calomnies, mensonges" dirait un vrai chinois. Et combien de réfugiés sont soignés pour de graves syndromes post-traumatique en Inde ? Combien de bibliothèques monastiques -une richesse digne d'Alexandrie- ont-elles brûlé au Tibet ? 6000. **
Voilà bien ce qui devrait retenir l'attention de certains de nos militants et militantes les plus attachés aux combats de toutes les femmes de ce monde et aux valeurs humanistes, dont la laïcité, invoquée à tout bout-de-champ !
Quant au couplet sur les "dogmes imposés", sur la "liberté de penser, le libre examen, la liberté d'expression", préoccupations omniprésentes dans la sagesse bouddhiste, cela frise le ridicule. Pourquoi ne pas ajouter que le Tibet a été "libéré" en 1959 pour singer parfaitement la rhétorique chinoise ? Ce serait plus complet… Une organisation politique comme le M.R.C devrait se renseigner avant de dresser des procès à la légère, c'est insultant pour la mémoire des victimes et de leurs enfants en exil. Le spectre de l'inquisition chrétienne et de l'islamisme radical a dû lourdement frapper les imaginations pour ainsi rejeter en bloc toute religion, sans même prendre la peine d'en connaître ses fondements. Je trouve stupéfiant qu'un courant proche de Régis Debray se répande en arguments à l'emporte-pièces concernant le représentant d'une authentique philosophie bimillénaire, patrimoine de l'humanité au même titre que la civilisation égyptienne ou hébraïque.
Bertrand Delanoë a voulu honorer l'Homme de Paix à travers Tension Gyatso, dont la cohérence et la constance pacifique devrait être sensible à des partis de progrès, et non pas distinguer seulement le dignitaire religieux. Je félicite le Maire de Paris en ces temps de veulerie gouvernementale.
Je vois d'abord en le Dalaï-Lama un exemple de résistance par la pensée en plus d'un responsable exemplaire. En tant que citoyen Français de gauche, je n'aurai ni la mémoire ni la laïcité sélective : je serai toujours plus attentif aux opprimés qu'à leurs oppresseurs.
Il y a des militants du MRC qui ont de la sympathie pour la cause tibétaine, et depuis de nombreuses années, qui ne sont ni des idolâtres du Dalaï-Lama, ni des dupes de la gesticulation des officines pro-américaines. La teneur de cette explication de vote, sous-produit inspiré de la récente icône chinoise Jean-Luc Mélenchon, ignorant profond de l'histoire du Tibet, m'a fait entrevoir la limite de la communauté de pensée que je partage avec le M.R.C.
Je crains que de mouvement Laïque et Républicain celui-ci ne devienne un fatras gauchiste et laïcard.
"...Nous comprenons l'intention du Maire de Paris... Simplement nous ne participerons pas au vote", dit en conclusion le texte du M.R.C.
Cette position balancée et aussi celle des électeurs de gauche : ils comprennent les options du M.R.C, mais ils ne votent pas pour lui.
**lire Le Moine et le Philosophe de Jean-François Revel et Mathieu Ricard
* " Conseil de Paris, séance du lundi 21 avril 2008. Explication de vote relative au vœu de l'Exécutif visant à nommer le Dalaï Lama Citoyen d'Honneur de la Ville de Paris Groupe MRC
Monsieur le Maire, Je voudrais exprimer ici la position du groupe Mouvement Républicain et Citoyen. A travers cette proposition de vœu, vous voulez, nous le comprenons, manifester l'attachement de notre Ville à la défense des droits de l'Homme partout dans le Monde, comme l'affirme l'affiche qui a été placardée au fronton de l'Hôtel de Ville. Partout dans le Monde, même s'il n'a échappé à personne que la tenue cet été des Jeux Olympiques à Beijing a focalisé notre attention sur la Chine. Le choix du Dalaï Lama ici proposé nous pose problème. Au-delà des questions que nous pose la personnalité complexe de ce haut responsable du bouddhisme tibétain, opposé à l'indépendance du Tibet mais se présentant comme le représentant celui-ci pour Beijing, il ne nous a jamais semblé pertinent qu'un dignitaire religieux puisse être adoubé comme le porte-parole de la puissance publique. Nous sommes attachés à la laïcité, foncièrement. Nous refusons les dogmes imposés. Si le Dalaï Lama apparaît comme un homme de paix, il n'est pas évident qu'il soit indemne de toute déclaration rétrograde. Or, le Dalaï Lama se présente de fait comme le chef d'un Etat théocratique fût-ce par l'intermédiaire d'un gouvernement en exil. Jamais un Etat théocratique n'a été et ne pourra être le garant d'une société progressiste, où règnent la liberté de penser, le libre examen, la liberté d'expression d'une société démocratique. Se battre pour la défense des droits de l'Homme et du Citoyen, en Chine comme ailleurs, ne peut se faire, à notre avis, derrière un symbole religieux. Honorer une personnalité religieuse est possible ; la laïcité est de faire qu'on ne le fasse pas essentiellement parce qu'il est religieux. Pour répondre à Jean-Pierre Caffet, je dirais qu'on peut honorer l'instituteur parce qu'il est résistant, pas parce qu'il est instituteur, ou le curé parce qu'il est résistant, non parce qu'il est curé. C'est cela la laïcité. En conscience, il ne nous sera pas possible de faire du Dalaï Lama le citoyen d'honneur de notre Ville. Mais, comme nous comprenons l'intention du Maire de Paris, de prolonger par ce geste ce que nous avons déjà dit ensemble, que notre Ville défende partout les droits de l'Homme, nous ne voterons pas contre. Simplement, nous ne participerons pas au vote. Je vous remercie. "
à l'adresse
15:30
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24 avril 2008
Le Mot d'Eva

Au soir de l'intervention présidentielle télévisée, je rapporte une citation trouvée sur le blog de Solon. Ce que dit la Juge Eva Joly se passe de commentaire :
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17:05
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18 avril 2008
D'où vient la propagande anti-française ?
Où est passée l'intelligence confucéenne ? Les Chinois ne comprennent-ils pas qu'ils n'ont rien à gagner à montrer un visage hostile au reste du monde, et en particulier vis-à-vis d'une communauté réputée pour son pacifisme et sa gentillesse comme les bouddhistes tibétains ?Les appels au boycott se propagent à grande vitesse en Chine au travers un simple e-mail que les internautes chinois transfèrent en boucle à leurs listes de diffusion. Une chasse à l’homme a même été lancée, en ligne, contre l’un des agresseurs de la martyre Jin Jing, l’atlète chinoise handicapée, devenue la Sainte Blandine du staff olympique chinois dans les medias chinois (vidéo des premières actualités officielles du relais de la flamme de Paris,non-censurée). Luying Song, une jeune Chinoise installée Paris depuis trois ans, recevait à son tour cet e-mail, en mandarin, envoyé par un ami pékinois.
Voici la traduction de son contenu:
- 1-Avant le relais, une chaîne de télévision française a demandé aux gens d'aller protester dans la rue pour que les drapeaux chinois ne flottent pas dans Paris
- 2-La flamme a été éteinte à 4 reprises face aux interruptions des séparatistes tibétains.
- 3-La police française en charge de la sécurité a regardé, impassible, les séparatistes s'emparer de la flamme jusqu'à faire tomber une pauvre porteuse de flamme handicapée.
- 4-Sur le parcours de la flamme, des centaines de Français ont déployé des drapeaux du Tibet et crié «Honte à la Chine» pour protester contre notre nation.
- 5-Des groupes de jeunes français s'en sont même pris à des étudiants chinois qui brandissaient des drapeaux de notre pays.
- 6-Quand la flamme olympique est passée devant l'Hôtel de Ville de Paris, des manifestants ont fait annuler la cérémonie d'accueil.
- 7-Au lendemain du relais, les principaux journaux français ont diffusé des Unes violentes à notre égard, et parlé de fiasco.»
Nous, Français avons pu observer l'attitude réelle des forces de l'ordre. La description de l'attitude policière française est ici proprement délirante : "impassible" (!) alors que celle-ci fait actuellement l'objet d'une enquête administrative, et d'une procédure devant la justice de la part d'un journaliste de France Télévisions, tabassé par un policier français dans l'exercice de ses fonctions.
Au contraire ami lecteur chinois francophone, je ne me souviens pas que la Police a été si violente lors d'une manifestation de soutien démocratique. nous avons vécu cela comme quelque chose de nouveau et de terrible. Les images de mai 68 en sont presque moins violentes. A l'époque, les policiers hésitaient à monter à cinq sur un gamin pour le menoter.
Mais je comprends le pauvre étudiant chinois : pour le citoyen chinois, un manifestant qui ne se fait pas tirer une balle en pleine tête est un homme libre.
Alors franchement, est-ce que c'est l'Ambassade de Chine en France qui fait la loi, de la même façon que certains sbires de l'Armée Populaire vêtus de bleu et de blanc ont voulu faire la loi au nez des policiers français ?
Et le triste Mélenchon se fait aussitôt élire "prochain président Français" par les internautes chinois. S'ensuit la réaction fanatique des chinois branchés sur internet : appeler au boycott de "Carrefour" ; alors qu'y sont vendus 80% de produits fabriqués en Chine. Ils se tirent une balle dans le pied...
Ah, ils ne sont pas contents. Ils se sentent blessés dans leur orgueil national. Pour eux, les flics auraient dû y aller à la sauce chinoise, étriper, mitrailler les manifestants qui osaient crier "Liberté" par exemple en plus d'arracher les drapeaux (tibétains) à leurs propriétaires.
Non tout ce qui s'est passé à Paris n'est pas assez pour les dirigeants chinois. Ils vont bientôt nous faire croire que David Douillet a mis une beigne au gorille chinois qui est venu lui-même éteindre la flamme...
Tout ce que les chinois gagnent à ce jeu autoritaire sont des réactions comme les suivantes :
"Ah ils ne sont pas contents ? Il y a 500 "boutiques" chinoises dans le XI° arr de Paris. Ils n'ont qu'à venir rapatrier eux-mêmes et à leurs frais les 500 000 clandestins qui font travailler des enfants dans les caves de Paris et bloquent toute la ville avec leur camion moteur allumé !"
L'ironie de l'histoire est que la teue des Jeux Olmpiques (le C.I.O grâce à son choix libre, n'est-ce pas ?) vient raviver un nationalisme chinois que je pressens comme extrêmement dangereux.
Entendu dans un café du XI° arrondissement : "Bientôt, il faudra les consulter pour savoir si on peut baiser nos femmes !!!"
Liens connexes : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080420/tts-chine-jo-indignation-ca02f96.html
à l'adresse
12:12
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15 avril 2008
Pour le boycott de la cérémonie d'ouverture des J.O
D'abord on peut être contre les J.O, ça n'est pas interdit de penser que les agents de l'O.M.C que sont les membres du C.I.O ne sont pas les mieux placés pour organiser les J.O. Pourquoi ne pas imaginer des J.O de développement en Afrique ou au Venezuela par exemple ? Tiens comme c'est bizarre, ce n'est pas à l'ordre du jour...
Ensuite, on peut être contre le régime Chinois en ce qu'il est anti social. Je ne vois pas de "Communisme" en Chine, hélas ! Pas de syndicats, et pas de Contrat de travail, des déplacements d'ouvriers frocés, pire, des laogaïs où les prisonniers politiques et autres fournissent un second marché du travail gratis ! On y torture des maris pour extirper des aveux quant à leur femme enceinte du deuxième enfant, obligée de se cacher pour ne pas se faire avorter (ref. Le Monde 1° février 2001 ).
Pas de "communisme" donc, ou sa plus obscure face, commune à tous les régimes durs.
Je n'y vois qu'un régime totalitaire, militaire, éternellement préoccupé de son intégrité nationale. Curieux que ça plaise à M. Mélenchon ça, le nationalisme (ou alors la Chine a le droit d'exalter sa nation, mais la France évidemment non ... ).
Et on parle des Droits de l'Homme ? Mais M. Mélenchon, vous prenez les défenseurs de la liberté au Tibet pour des cons ou des décérébrés new-age ?
Il faudrait commencer par se garantir du développement des droits sociaux les plus élémentaires avant d'y organiser les J.O. J'espère que les partis français de gauche dignes de ce nom auront la bonne idée demander solennelement au Président de la République de ne pas se rendre à la cérémonie d'ouverture.
Un historien de l'EPHE faisait une rectification de bon aloi à un commentaire sur Agoravox, je le répercute ici :
> "Donc le Tibet était une partie de la Chine depuis le XIV° siècle ? N’auriez vous jamais entendu parler de l’Empire Mongol !! Les Gengis Khan, Ogodan, Mongé Khan, KubilaÏ et autres, ça ne vous dit vraiment rien ? Ils ont tant et tant raflé de pays dans toute l’Eurasie, avant d’être à l’origine de la dynastie Yuan sur le sol chinois, qui elle même fut dépossédée de son pouvoir par la dynastie Ming qui rendit à la Chine son pouvoir et ses territoires d’antan. Je vous épargne les dates, je sens que cela ferait un peu trop. Mais s’il fallait maintenant dire que tous les territoires conquis par les mongols du XIIIème siècle sont une partie de la Chine actuelle, au simple motif que la dynastie qui lui a permis de retrouver son autonomie au XIVème siècle était elle même en partie descendante de ces mêmes mongols, alors allons y franchement: incluons à la Chine les actuels Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, l’Arabie, la Syrie, Turquie, Hongrie, Bulgarie, etc etc, la liste serait longue ! Un conseil: allez faire un tour du coté des ouvrages de Georges Duby, vous verrez ce n’est pas fatiguant, il y a plein de cartes en couleurs. D’ailleurs pour le Tibet, pas de chance ! : les mongols ne s’y sont guère intéressés. Quelques incartades par ci par là, mais visiblement en termes de conquêtes guerrières, les immenses plateaux tibétains ne les emballaient pas vraiment. Des paysans, des monastères, des moines: rien de bien enthousiasmant pour un fier guerrier mongol. Allez, un peu de lecture: René Grousset. Mais attention, accrochez-vous car il va vous falloir mettre la barre un peu plus haut. Imaginons ces pauvres tibétains de l’époque, si je peux dire ce ne sont pas des enfants de choeur. Au fil des siècles de très nombreuses écoles religieuses se sont créées, chacune essayant d’associer son pouvoir spirituel à un pouvoir politique beaucoup plus terre à terre. Que voulez vous, la nature humaine est ainsi faite. Alors que font quelques uns des tibétains les plus malins ? Puisque eux-mêmes ne disposent pas vraiment de puissance militaire leur permettant d’établir un pouvoir sur tout le pays, et alors qu’ils ont aux frontières de leur pays ces mongols qui sont les maîtres incontestés de territoires s’étendant à perte de vue, et bien ils vont les voir. Et les mongols appréciant particulièrement les artisans, les hommes de culture, les religieux (un zeste de Paul Pelliot ) les reçoivent volontiers. D’autres fois ce sont ces mêmes mongols qui convoquent certains chefs religieux tibétains. Mais le discours est bien souvent le même: ” Soyez ma conscience spirituelle, et je vous nomme roi dans votre pays”, sous-entendu “moi de toutes façons je n’y mettrai jamais les pieds !!”. A-t-on entendu qu’un des grands conquérants mongols aurait mis les pieds à Lhassa ? Un Genjis, Ogodan, Kubilaï ? Ou au moins leurs guerriers ? Et bien non, jamais. Ils font ça par procuration. Il faut dire qu’ils sont si peu nombreux pour tant de pays conquis ! Ils nomment donc à plusieurs reprises un tibétain en tant qu’administrateur général de son propre pays, et l’assurent de leur soutien militaire au cas ou de retour chez lui il s’avérait que cette nouvelle investiture ne plaise pas aux autres. (à ce stade, je ne peux que vous conseiller la lecture ne serait-ce que de quelques chapitres de R.A Stein). Alors elle où la Chine dans tout ça ? nulle part. Et lorsque le siècle suivant le pouvoir global mongol s’écroule en se diluant en partie dans la nouvelle dynastie chinoise, ce schéma disparaît avec lui. Les chinois sont en Chine, et les tibétains au Tibet. Le pouvoir temporel est maintenant en formation au Tibet, bien que connaissant au fil des siècles des soubresauts, mais quoi de plus normal pour une nation qui se construit politiquement. Bien sûr certains grands dignitaires religieux tibétains continuent d’aller de temps en temps à la cour des empereurs chinois successifs, jamais comme vassaux, mais bien comme précepteurs spirituels. Et celui qui a déjà vu les immenses monastères et temples tibétains en Chine, dont de très beaux à Pékin, comprend rapidement qu’ils ne furent pas des précepteurs qui attendaient dans l’anti-chambre le bon vouloir du prince. Bien sûr des accords continueront d’être tissés, pendant encore plusieurs siècles avec les quelques chefs mongols qui persistent à tenir des régions frontalières, mais ceux-ci, bien qu’encore forts militairement, ont amorcé depuis fort longtemps leur déclin. C’est un fait, les tibétains ne sont nullement différents des autres, ce ne sont pas des saints. Et ceux d’entre eux qui ont aspiré au pouvoir ont toujours été dans l’obligation de se tourner vers l’extérieur afin d’y trouver l’assistance militaire quasi inexistante chez eux."
commentaire de
Thierry H.
Historien EPHE
sur l’article d’Agoravox après la répression policière parisienne de la manifestation pacifique du dimanche 16 mars 2008. Liberté du Tibet à Paris, les larmes aux yeux. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37497
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12 avril 2008
à méprisant, méprisant-et-demi...
Rien ne va plus aux Etats-Unis dès que Barack Obama prend la parole. Panique à bord du paquebot Clinton qui prend eaux de toutes parts après la démission de Mark Penn, stratège du clan. Les candidats américains du nord comprennent qu'il n'y a plus rien à faire. Depuis le magnifique discours du candidat noir-américain démocrate de mars dernier, tous les acteurs de cette campagne savent qu'ils ont affaire à une personnalité exceptionnelle.
Hier, à la suite de certains de ses propos dont je le laisse le lecteur apprécier la pertinence, des réactions virulentes essaient de percer.
Obama s'exprimait le vendredi 11 avril 2008 en Pennsylvanie en ces termes :
« Notre défi est de convaincre les gens que nous pouvons faire des progrès même si rien ne l'indique dans leur vie de tous les jours, a déclaré Obama. Lorsque l'on se rend dans certaines de ces petites villes en Pennsylvanie, on se rend compte que, comme dans de nombreuses petites villes du Midwest, les emplois ont disparu depuis 25 ans et rien ne les a remplacés. Ils ont continué de diminuer durant l'administration Clinton et l'administration Bush, et chaque administration, l'une après l'autre, avait affirmé que ces communautés allaient se régénérer, mais ce n'est pas ce qui est arrivé. Il n'est donc pas surprenant que ces gens soient en colère, qu'ils s'accrochent aux armes ou à la religion ou aux sentiments xénophobes ou protectionnistes, ou qu'ils soient antipathiques aux gens qui ne sont pas comme eux, afin de donner un sens à leurs frustrations. »
Que le clan Clinton se laisse aller à si peu de pertinence, cela témoigne d'une certaine résignation, laisse augurer d'une grande fébrilité.
Au final cela révèle le manque de lucidité de la combattante fatiguée qui, sonnée, finit par se tromper d'adversaire.
Des consultations auront lieu le 22 avril prochain en Pennsylvanie
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080412/twl-usa-primaires-obama-bd5ae06.html
Visitez l'excellent blog de Maria Pia Mascaro West Wing 2008
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9 avril 2008
Nouvel échec à Bogota
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2 avril 2008
Lettre de Tenzin Gyatso "simple moine", au peuple Chinois
Un appel au peuple chinois de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama. 28 mars 2008
« Je salue aujourd’hui chaleureusement mes sœurs et frères chinois du monde entier, et tout particulièrement ceux de la République populaire de Chine.
À la lumière des événements survenus dernièrement au Tibet, j’aimerais vous faire part de mes réflexions sur les relations entre le peuple tibétain et le peuple chinois, et lancer à chacun d’entre vous un appel personnel.
Je suis profondément attristé par les pertes de vies subies lors des derniers événements tragiques au Tibet et suis conscient que des Chinois ont également trouvé la mort. Je compatis avec les victimes et leurs familles, et je prie pour elles. Les troubles récents démontrent nettement la gravité de la situation au Tibet ainsi que l’urgence de trouver une solution pacifique et mutuellement bénéfique par le dialogue. Même dans les circonstances actuelles, j’exprime aux autorités chinoises ma volonté de travailler avec elles pour établir la paix et la stabilité.
Sœurs et frères chinois, je vous assure que je ne désire nullement la séparation du Tibet. Je ne souhaite pas non plus enfoncer un coin entre Tibétains et Chinois. J’ai au contraire toujours eu à cœur de trouver une véritable solution au problème du Tibet, qui garantisse les intérêts à long terme des Chinois comme des Tibétains. Comme je l’ai maintes fois répété, mon principal souci est d’assurer la survie de la spécificité de la culture, de la langue et de l’identité du peuple tibétain. En tant que simple moine qui s’efforce d’observer chaque jour de sa vie les préceptes bouddhiques, je vous assure de la sincérité de ma motivation.
J‘appelle les dirigeants de la République populaire de Chine à clairement comprendre ma position et à œuvrer au règlement de ces problèmes en «recherchant la vérité dans les faits». Je presse les dirigeants chinois de faire preuve de sagesse et d’entamer un dialogue sérieux avec le peuple tibétain. Je les appelle aussi à déployer des efforts sincères pour contribuer à la stabilité et à l’harmonie de la République populaire de Chine et éviter de provoquer des tensions inter-ethniques.
La couverture des derniers événements au Tibet par les médias publics chinois qui dénaturent la réalité et induisent en erreur pourrait semer des graines de tensions ethniques et avoir des conséquences imprévisibles à long terme. C’est pour moi un grave sujet de préoccupation. De même, en dépit de mon soutien répété aux Jeux olympiques de Beijing, les autorités chinoises, dans le but de creuser un fossé entre le peuple chinois et moi-même, affirment que j’essaie de saboter les jeux. Il est toutefois encourageant pour moi de constater que plusieurs intellectuels et universitaires chinois expriment également les fortes préoccupations suscitées par les actions des dirigeants chinois et les risques pouvant en découler à long terme, notamment en matière de relations inter-ethniques. Depuis des temps anciens, Tibétains et Chinois vivent comme voisins. Durant les deux mille ans de l’histoire connue de nos peuples, nous avons parfois entretenu des relations amicales, contractant même des alliances matrimoniales, alors que d’autres fois, nous nous sommes combattus. Le bouddhisme ayant cependant fleuri en Chine avant d’arriver au Tibet par l’Inde, nous, Tibétains, avons toujours accordé aux Chinois le respect et l’affection dus aux sœurs et frères aînés en dharma. Les membres de la communauté chinoise vivant hors de Chine le savent bien et certains d’entre eux ont participé à mes conférences bouddhiques, tout comme le savent les pèlerins venant de Chine continentale que j’ai eu le privilège de rencontrer. Ces rencontres m’encouragent et je crois qu’elles peuvent contribuer à une meilleure compréhension entre nos deux peuples.
Le vingtième siècle a été témoin de changements considérables dans de nombreuses parties du monde et le Tibet, lui aussi, a été entraîné dans ce mouvement. Peu après la création de la République populaire de Chine en 1949, l’Armée de libération du peuple pénétrait au Tibet, ce qui a finalement abouti à la conclusion de l’Accord en 17 points entre la Chine et le Tibet en mai 1951. Lorsque j’étais à Beijing en 1954-55, participant au Congrès national du peuple, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts dirigeants, dont le président Mao lui-même, et de nouer des liens personnels d’amitié avec eux. De fait, le président Mao m’a donné des conseils sur plusieurs questions, de même que des assurances personnelles sur l’avenir du Tibet. Encouragé par ces assurances et inspiré par la ferveur de nombreux dirigeants révolutionnaires chinois de cette époque, je suis rentré au Tibet empli de confiance et d’optimisme. Certains membres du parti communiste tibétain partageaient le même espoir. De retour à Lhassa, j’ai tout mis en œuvre pour obtenir une véritable autonomie du Tibet au sein de la famille de la République populaire de Chine (RPC). J’estimais que c’était la meilleure façon de servir les intérêts à long terme des peuples tibétain et chinois. Malheureusement, des tensions, qui ont commencé à monter au Tibet à partir de 1956 environ, ont finalement abouti au soulèvement pacifique du 10 mars 1959 à Lhassa et à ma fuite en exil.
Même si nombre de changements bénéfiques se sont produits au Tibet sous le régime de la République populaire de Chine, ces changements, comme l’a souligné en janvier 1989 le précédent Panchen Lama, ont été assombris par d’immenses souffrances et des destructions à grande échelle. Les Tibétains devaient constamment vivre dans la peur, alors que le gouvernement chinois continuait de se méfier d’eux. Toutefois, au lieu de cultiver de l’animosité envers les dirigeants chinois responsables de la dure répression du peuple tibétain, je priais pour que nous devenions amis. C’est ce que j’exprimais dans ces quelques lignes d’une prière écrite en 1960, un an après mon arrivée en Inde. «Puissent-ils réaliser l’oeil de la sagesse, savoir ce qui est à accomplir et ce qui est à abandonner, et demeurer dans la gloire de l’amitié et de l’amour». De nombreux Tibétains, parmi lesquels des écoliers, récitent ces lignes dans leurs prières quotidiennes.
En 1974, à la suite de graves discussions avec mon cabinet, le Kashag, de même qu’avec le président et le vice-président de l’Assemblée des députés du peuple tibétain, nous avons décidé de trouver une voie médiane visant à ne pas séparer le Tibet de la Chine, mais à favoriser le développement pacifique du Tibet. Même si nous n’avions pas de contact à ce moment avec la RPC – qui se trouvait alors en pleine Révolution culturelle – nous avions déjà admis que, tôt ou tard, nous devrions résoudre la question du Tibet par voie de négociations. Nous avons également reconnu que, du moins en ce qui concerne la modernisation et le développement économique, il serait grandement bénéfique au Tibet de demeurer au sein de la RPC. Bien que le Tibet possède un héritage culturel riche et ancien, il est peu développé sur le plan matériel. Situé sur le toit du monde, le Tibet donne naissance aux plus grands fleuves d’Asie. C’est pourquoi la protection de l’environnement revêt une importance primordiale sur le Plateau tibétain. Notre préoccupation essentielle étant de sauvegarder la culture bouddhique tibétaine – enracinée dans les valeurs de la compassion universelle – tout comme la langue tibétaine et l’identité tibétaine unique, nous avons ardemment travaillé à l’obtention d’une véritable autonomie pour l’ensemble des Tibétains. La constitution de la RPC stipule que les ethnies, comme les Tibétains, jouissent de ce droit.
En 1979, le dirigeant suprême de la Chine à cette époque, Deng Xiaoping, a assuré mon émissaire personnel que «hormis l’indépendance du Tibet», toutes les autres questions pouvaient être négociées. Comme nous avions déjà formulé notre approche consistant à rechercher une solution de la question tibétaine dans le cadre de la constitution de la RPC, nous nous trouvions en bonne position pour saisir cette nouvelle occasion. Mes envoyés ont rencontré à plusieurs reprises des représentants de la RPC. Depuis que nous avons renoué contact en 2002, il y a eu six rencontres de discussions. Cependant, nous n’avons abouti à absolument aucun résultat concret sur la question fondamentale. Néanmoins, comme je l’ai déclaré à plusieurs reprises, je demeure fermement attaché à la Voie du milieu et je réaffirme être prêt à poursuivre le dialogue.
Cette année, le peuple chinois attend avec fierté et impatience l’ouverture des Jeux olympiques. J’ai toujours soutenu l’idée que Beijing puisse accueillir les jeux. Ma position n’a pas changé. La Chine à la plus importante population du monde, une longue histoire et une civilisation extrêmement riche. Aujourd’hui, compte tenu de son impressionnant essor économique, elle émerge comme grande puissance. Il faut certainement s’en réjouir. Mais la Chine doit aussi gagner le respect et l’estime de la communauté internationale en bâtissant une société ouverte et harmonieuse, fondée sur les principes de la transparence, de la liberté et de la primauté du droit. Or, jusqu’à ce jour, les victimes de la tragédie de la place de Tiananmen, qui a bouleversé la vie de tant de citoyens chinois, n’ont reçu ni juste réparation ni réponse officielle. De même, lorsque des milliers de Chinois ordinaires des zones rurales subissent des injustices perpétrées par des fonctionnaires locaux corrompus qui les exploitent, leurs plaintes légitimes sont jetées aux oubliettes ou suscitent de violentes réactions. J’exprime ces préoccupations en tant que votre semblable, également prêt à se considérer comme membre de cette grande famille qu’est la République populaire de Chine. À cet égard, j’apprécie et soutiens la politique du président Hu Jintao visant à créer une «société harmonieuse» mais cette société ne peut s’édifier que sur la base d’une confiance mutuelle et dans un climat de liberté, dont la liberté d’expression et la primauté du droit. Je crois fermement que l’adoption de ces valeurs permettra de résoudre beaucoup de problèmes importants liés aux minorités, comme la question du Tibet, ainsi que celle du Turkistan oriental et de la Mongolie intérieure, où les autochtones ne constituent plus que 20% d’une population totale de 24 millions.
J’espérais que la déclaration récente du président Hu Jintao selon laquelle - la stabilité et la sécurité du Tibet concernent la stabilité et la sécurité du pays - annoncerait l’avènement d’une ère nouvelle pour le règlement du problème du Tibet.
Malheureusement, en dépit des efforts sincères que j’ai déployés pour ne pas séparer le Tibet de la Chine, les dirigeants de la République populaire de Chine m’accusent d’être un «séparatiste». De même, lorsque des Tibétains, à Lhassa et dans de nombreuses autres régions, ont protesté de manière spontanée pour exprimer un ressentiment profondément ancré, les autorités chinoises m’ont immédiatement accusé d’avoir orchestré ces manifestations. J’ai demandé que cette allégation fasse l’objet d’une enquête minutieuse, menée par un organe respecté.
Sœurs et frères chinois – où que vous soyez – c’est empreint d’une grande inquiétude que j’en appelle à vous pour que nous puissions dissiper les malentendus entre nos deux communautés. J’en appelle aussi à vous pour que vous nous aidiez à trouver une solution pacifique et durable au problème du Tibet par le dialogue, dans un esprit de compréhension et de conciliation.
Mes prières vous accompagnent.”
Tenzin Gyatso, Dalaï LamaLe 28 mars 2008
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24 mars 2008
Le grand discours d'Obama

Le candidat démocrate américain-du-nord Barack Obama a prononcé l'un des plus beaux discours jamais écrit. A le lire, je n'étais pas loin d'éprouver la même chose que jeune homme noir sur la photo ci-dessus.
Barack Obama Speech on Race - Spanish Sub, Part 1 of 2
envoyé par crisdecuba







par Leila










