25 juin 2009

1 SMS pour 2 : le essèmesse nuit-il à l’orthographe ?








À l’heure où des cabinets de recrutement trouvent des jeunes cadres de niveau Bac +5 malmenant comme des charretiers la langue de Victor Hugo, je trouve très curieux la façon dont les opérateurs facturent leur service de SMS. L’on sait qu’un sms leur revient à 1 centime d’euros (disent-ils). Eux qui engrangent des milliards d’euros de chiffres d’affaires, qui sont devenus les pétroliers du tuyau d’informations, les voilà qui mégotent sur des accents !


L’évolution intrinsèque d’une langue vivante peut quelquefois laisser perplexe l’amateur de Voltaire, de Cohen ou de Pagnol. Il y a toujours une limite au-delà de laquelle l’orthographe nuit gravement à la fluidité de la lecture, même pour un texte simple d’un contemporain. Les difficultés que pose la lecture de Gargantua dans l’écriture originale de Rabelais tiennent, elles, à la fois de la graphie des mots ainsi qu’à l’usage qui en est fait.

Mais la lecture d’un SMS devrait être plus aisée aujourd’hui que ces merveilles peu à peu oubliées de notre patrimoine linguistique. Elle peut se révéler quelquefois aussi déroutante qu’un bon vieux Villon. Je reçus un jour un énigmatique “sen dekoné !”. Sommes-nous revenus à la veille du XVI° siècle où l’on déplorait la “cacographie” ? Les efforts conjugués des lexicographes et des grammairiens depuis cette époque seraient-ils bientôt réduits à néant ?

Je m’applique toujours à respecter la langue française dans son orthographe, surtout par respect pour le lecteur, car je suis moi-même gêné de devoir lire quelquefois des manuscrits que des amis bienveillants m’envoient. Lorsque j’y trouve : “Quel honneur se fût pour moi...” ou encore “sept années c’était écoulée” au sein d’une phrase qui déjà peine à se développer, ma vigilance orthographique m’empêche de saisir le sens du texte. Un texte truffé de fautes exige de son lecteur qu’il mette en marche une sorte d’activité cérébrale supplémentaire, s’ensuit une peine à lire.

La langue est difficile en son orthographe, la chose est connue depuis qu’au XVI° siècle déjà un certain Robert Estienne s’employa dans son “dictionnaire francoislatin” à en réformer la notation.
Mais aujourd’hui, sans être un conservateur acharné d’une langue amenée de toute façon à s’enrichir des apports extérieurs ou à évoluer selon les usages du français tel qu’on le parle, selon le cours des sciences et techniques, des pensées, du cours de l’histoire, je trouve choquant qu’une disposition technique des opérateurs de téléphonie prime cet archéo-créole régressif.

En effet, j’apprends avec stupéfaction une sur-facturation de la part d’un opérateur de téléphonie mobile. On m’explique qu’un sms de plus de 160 caractères coûte le prix de deux messages. Je ne comprends alors pas pourquoi il m’a été facturé 52 sms lorsque j’ai envoyé le même message à 26 destinataires, comme suit :

“Chers amis, nous y fûmes, et tout le mérite a été le nôtre. Ah, se réveiller entre des nymphéas, même à Trouville... un rêve !” Ce message comprenait 153 caractères, espaces compris.

Mais la comptabilité particulière des opérateurs en décide autrement puisque, si les espaces comptent pour un seul caractère, les virgules, les points d’exclamations et les accents comptent pour deux caractères !

Grâce à ses accents, ou à cause d’eux, ce message est comptabilisé à 175 caractères. Supérieur à 160 caractères, il me coûte donc 24 centimes d’euros.

Si j’avais écrit (comme j’aurais dû) :

Cherzami nouzy fum e tou le merite a ete lenotre Ah se reveiller entre dé n1phea, meme a trouville... 1 reve !”. Ce sms typique m’aurait coûté 12 centimes. Il est comptabilisé à 110 caractères.

J’aurais même pu être prolixe, continuer sur 50 caractères à massacrer l’orthographe pour le même prix ! Pas sûr que mon directeur artistique eût trouvé mon français si élégant !

Donc sur un même message, 65 caractères de différence selon que vous êtes respectueux de la langue ou que que vous ne le soyez pas. 45% moins d’espace pour qui écrivent en bon françois.
Dans mon cas, 52 messages à 12 centimes x 2 messages (dus au dépassement du plafond de 160 caractères) ça fait 6, 24 €, au lieu 3 € 12.

Vous avez dit “pouvoir d’achat” ? Vous avez dit “lutte contre l’illettrisme” ?

Les opérateurs ont beaucoup de clients parmi les jeunes de moins de 18 ans, encore en formation.
Cette comptabilité d’apothicaire désargenté revient à pénaliser ceux qui respectent la langue officielle. Je ne suis pas certain que cela encourage l’effort ni le goût du bien écrire (à défaut du bien parler) chez les plus jeunes qui sont de gros utilisateurs de messages.

Notre langue compte parmi les plus difficiles à bien écrire. Elle exige à un bon élève une dizaine d’années de fréquentation quotidienne et surtout d’attention avant d’être maîtrisée à peu près.
Le service de la Francophonie au Ministère de la Culture ne pourrait-il pas exiger un tarif unique du sms ? Ou cela serait-il trop demander aux opérateurs que de faire un geste pour la langue française ?

2 juin 2009

Vol AF 447, l’hypothèse de Monsieur X


On ne saura peut-être jamais ce qui s’est passé au large de Recife la nuit du 1° juin 2009, lorsque brusquement la trace du vol AF 447 a disparu.

L’infomation principale, le bilan humain, est terrible : 8 enfants, dont un bébé, 126 hommes, 82 femmes. L'équipage est composé de 12 navigants : 3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux.

Ce qui laisse ouvertes les nombreuses spéculations, c’est que 36 heures après l’annonce de l’événement, aucune information ou presque ne filtre. Personne ne sait rien. En même temps la direction d’Air France croit bon déclarer, à 12 h 25, qu’il “n’y a plus aucun espoir”... Pourquoi s’avancer de la sorte ? La chronologie, délivrée par le site nouvelobs.fr, est précieuse. Qu’y lit-on ?

Que l’avion serait entré dans une forte zone de fortes turbulences. Elles sont classiques dans cette zone. Je me souviens avoir passé un mauvais quart d’heure à bord d’un Boeing 747 en août 1979, exactement au même endroit. A l’époque, le commandant avait fait demi-tour plutôt que de traverser coûte que coûte les orages. Les ailes du 747, traversant les éclairs et les bourrasques, faisaient une danse vertigineuse de haut en bas. De retour à Rio, nous avons changé d’appareil. Autres temps, autres moeurs.

Mais ce qui m’interpelle vient ensuite.

4 pays s’impliquent dans recherche d’un écho radar, soi-disant. France, Brésil, Sénégal, Espagne. Le contrôle aérien militaire français demande au Brésil à 7h30 d’envoyer deux avions de recherche.

Un cinquième pays entre en jeu : les U.S.A sont priés d’aider notre armée (!) à retrouver les traces de l’avion à l’aide d’images-satellite. Dans la nuit de lundi à mardi, on apprend qu’un avion militaire d'observation a été envoyé par les Etats-Unis pour localiser les traces de l'Airbus. Or, n’avons nous pas ce matériel de reconnaissance ? Même deux avions brésiliens dotés d'équipements électroniques, de radars et d'infrarouges poursuivent les recherches.

Pourquoi donc les U.S.A entrent-ils dans l’affaire ? Seraient-ils partie prenante ?

Mais ce n’est pas tout. Une heure plus tôt à 17h15, le Président de la République, Chef des Armées, arrive à la cellule de crise mise-en-place à Roissy. Que fait-il ? Avec une tête de circonstances, il adresse ses plus vives condoléances au familles des personnes disparues. Les bras m’en tombent... 

Dès lors, deux possibilités s’offrent à notre intelligence limitée de citoyens ultra-informés (n’est-ce pas ?) :

Soit il est à connaissance d’événements tragiques identifiés mais classés secret-défense, telle une bavure aérienne d’un pilote de chasse d’une armée étrangère par exemple. Soit le Président est furieusement indélicat de s’avancer ainsi au-devant du choc psychologique provoqué par une telle annonce présidentielle. Il ne tient pas sa langue plus longtemps, en tout cas, ce qui pour un Chef des armées, pose un léger problème.

En somme, nous ne savons rien, mais le Président, lui, sait qu’il n’y a pas de survivant.

Comme par hasard, l’information donnée par le rapport de traversée du pilote Brésilien, qui faisait le trajet dans l’autre sens, ne tombe que 24 h plus tard. Pas très loquace le commandant. La question s’ajoute aux autres : comment une information aussi simple mais importante a-t-elle pu être masquée au moment où notre Président faisait ses condoléances ? N’a-t-on pas demandé à ce commandant de ne pas divulguer publiquement cette information ? Et donc en quoi gênait-elle ? N’a-t-il pas vu plus de choses qu’il n’aurait dû voir ?

Autre élément : aucun bateau marchand n’aurait croisé depuis 24 h dans ces eaux là, et n’aurait détecté quelque débris ou objet flottant ? 

On le voit le silence qui entoure cette affaire est lourd de sous-entendus.

Récapitulons ce qui fait l’étrangeté de l’affaire :

  • Jamais un foudroiement ou une perturbation n’a disloqué un avion de ligne, c’est pourtant l’argument privilégié par Air France.
  • Jamais une hypothèse aussi farfelue n’a été mise en avant de cette façon par une compagnie aérienne aussi sérieuse qu’Air France.
  • Jamais le témoignage d’un commandant de bord n’a été aussi longtemps tenu secret.

Jamais aussi peu de témoignages ne sont parvenus en 36 heures.

Il y a des précédents. 

En décembre 1991, Louis Gandois Président de la SNCF et Michel Chevalet étaient venus nous expliquer que la glace sur les caténaires empêchaient les TGV de circuler entre Grenoble et Paris. 30 000 passagers étaient alors retenus. Un contrôleur croisé le lendemain, revenu épuisé de ce voyage, bloqué dans un TGV me disait avoir vu la police inspecter tous les équipements d’aiguillage après une alerte à l’attentat que le G.I.A avait lancée. Raison d’Etat, personne n’en a rien dit dans les médias.

Je viens donc à ce qui paraît le plus probable :

L’avion entre hors-zone radar, une panne électrique importante et une visibilité nulle fait dévier l’avion de sa ligne, désorientation spatiale des pilotes, perturbation électrique l’avion pique pour vers les USA. Le Pentagone prévient l’avion qui ne peut plus recevoir de messages radio. Il ne répond pas. Dans ce cas là, où un avion adopte un comportement qui laisse penser à un détournement, considéré comme dangereux, on le sait depuis le 11 septembre 2001, l’armée américaine abat l’avion civil... 

Ceci est une hypothèse. Et le restera.

22 avril 2009

Férier plus pour fêter plus !


En ces temps de syndrôme "Brice de Nice", de discorde nationale, marqués par la valse des claques, que les chefs d'Etats se distribuent à tout-va, excuses des uns aux autres, de Ségolène Royale aux peuples Africains (cassée), des patrons du pneu à leurs ouvriers, de Joffrin à l'Elysée, du P.S à Lefèvre, des juges à leurs justiciables, de Zapatero à son traducteur, je propose un moment d'unité, de communion.

Le 7 mai prochain nous allons fêter le second anniversaire de l'avènement de Nicolas Sarkozy.
Ne faut-il pas férier plus pour fêter plus ?

Je propose que la France, ce pays de Cambronne, instaure un jour férié de plus le 07 mai, et défile, en silence, religieusement, en l'honneur de notre Président.

Commerces fermés, portables éteints, cagoules remisées, battes remballées, avec le badge "NS"* au col, et le petit guide bleu de l'UMP avec soi. Comme ça, on lui fait sa fête à nous.

Sinon, ça va être rediffusion du film "La Gifle" pour tout le monde sur toutes les chaînes du service public, le 1er mai, après la bagarre.

Ce serait un beau jour que celui-là, le 7 mai, juste avant le 8, et correspondrait en tout point à ce que notre Président tellement dévoué et respectueux attend de nous, Français. Que nous sommes agressifs, coléreux, sourcilleux ! "Pauv' cons..."

Mène-t-il campagne ce Président aux six cerveaux (!) en faveur de deux nations en Israël, de la paix en Georgie, prend-il rendez-vous avec le bon George W. Bush alors qu'il n'était que Ministre (tiens, tiens...), ne nous fait-il pas rentrer "à la maison" de l'Otan, ne protège-t-il les intérêts (fiscaux) des investisseurs de ce pays (juste avant la crise), juste avant que que les rats ne quittent le navire, que voilà ce peuple désobéissant et discourtois le brocarder à n'en plus finir et cette égérie socialiste jouer la mouche du coche ! Oooh, que c'est agaçant à la fin... de quoi faire des migraines. Point d'excuses à faire pour les propos de notre Président, il est assez grand, assez fin, à son âge, pour en prendre la responsabilité ! Quand on a la responsabilité du feu nucléaire sous les doigts, on a assez de maîtrise de soi pour ne pas s'exprimer à la légère ou de façon impulsive ; hors de propos.


*NS : "non-sense"

14 février 2009

Marco Panzani : "Qu'est-ce que ça mange un comique ?"

sur billetreduc.com















Pour l’heure, M
arco Panzani fait peut-être moins de bruit que toute une génération trop spontanée d’humoristes qui ont surtout l’humour des autres, ou pour qui faire rire est le métier le plus facile du monde. Lui, c’est tapi dans la noble discrétion des artisans du rire qu’il écrit ses textes.

Jusqu’à fin mars 2009 à 19 h, dans "Pourquoi j’suis moi ?", l'humoriste Marco Panzani, auto-produit un spectacle sans prétention ni pathos. Il convoque tout du long les voisins d’en face, un pharmacien, sans cérémonie, par petites touches, sans être à la recherche maniaque d’un rire à tout prix.

La dictature du rire, si fréquente chez les humoristes, ne le concerne pas. Comme toutes les dictatures, celle-là non plus ne prête pas à rire, et Marco Panzani le sait bien. Il a plutôt les mots qui touchent et surtout l’humour des mots qui fusent.

Etonnamment, chez ce bon enfant passé de la cuisine à la scène, un Devos de quartier, un Raymond de voisinage se dévoile. Avec lui, c’est la fresque d’une époque et les frasques de toute une galerie de personnages vivants et pittoresques avec leur façon de parler, de penser, une comédie humaine à l’échelle d’un quartier, d’un magasin, et sa chronique se fait théâtre : Nous, vous, en somme !

Notre homme a conscience de la lourde tâche qu’il a choisi. Il croit en sa bonne étoile et il a raison. Un style bien à lui, assez inimitable, une présence du cinéma des années 50, et une voix avec laquelle seuls les ténors de l’opéra de Marseille pourraient rivaliser. Car l’accent est là, bien accroché, qui porte avec lui toutes les senteurs d’un monde de soleil et de simplicité.

C’est en toute efficacité et modestie que Marco Panzani s’attache à faire naître devant vous l’histoire d’un détenu, d’un paumé, d’un huissier, de toutes ces figures que nous avons tous, un jour ou l’autre, croisé. Son client de supermarché discount tape fort là où ça fait mal car, pour Panzani, il paye moins, mais il bouffe moins bien. Comme dirait justement Devos "Maman, qu'est-ce que ça mange un comique ?" Et par les temps qui courent, on se le demande nous aussi, au moment même où nous avons le plus besoin de ceux qui nous font rire, nous entraînent à oublier le temps qu'il fait et celui qui passe.

Et, comme Marco est fils de poète et de marin, il vous emmène irrésistiblement en voyage, malgré notre humeur maussade que la neige et le froid ont endurci.

Puisqu’une critique objective se doit d’être constructive, nous pourrions conseiller à Marco Panzani de prendre le pouls de ses textes, qui font pour l’instant un peu de tachycardie, même si le rythme du comique est aiguisé à souhait. Un gaillard comme ça ne peut avoir peur du silence, et pourrait même faire beaucoup de bruit.

Au théâtre Tallia 40, rue de la colonie Paris XIII° M° Tolbiac
reserver sur “la tele de jean-luc” http://resatele.spaces.live.com/

Marco Panzani écrit aussi pour Thierry Marquet

10 février 2009

Arrêt des soins d'Eluana Englaro, diversion parfaite



L’affaire de la jeune femme sous alimentation artificielle, plongée dans un coma profond depuis 17 ans, dont la Justice après dix ans d’instruction a autorisé l’arrêt des soins intensifs, a fait couler non seulement beaucoup d’encre, mais aussi descendre dans la rue des milliers de manifestants des deux camps philosophiques opposés en quelques jours. Il est singulier de voir le Président du Conseil, Silvio Berlusconi prendre fait et cause pour empêcher par décret le décès officiel programmé de Eluana Englaro, à toute vitesse. Las, le temps leur a manqué.


Eux, nos amis transalpins, qui aiment l’invective mais n’aiment pas les coups-de-boule et ne descendent quasiment jamais dans la rue. Eux qui, par exemple, ne furent pas tenus au courant de la signature du Traité Constitutionnel Européen il y a quelques années, ont foulé le pavé cette fois-ci, bravant le froid pour le sort de la malheureuse accidentée, dont il n’était plus raisonnable de laisser dégénerer le corps dans un coma dépassé. est-ce assez pour dire que les Italiens sont devenus un peuple de cons ?


Les partisans “pro-life” italiens croient aux miracles et Silvio Berlusconi qui a leur écoute, a demandé une minute de silence au Sénat. Le sulfureux avocat Carlo Taormina porte plainte pour “homicide” (contre la Cour d’Appel ?) et a adressé au Seigneur une requête concernant la demoiselle décédée, puis a imploré le pardon “pour ceux qui l’ont amenés à ce point”.


Vous avez dit laïcité ? Pour des gens attachés aux valeurs chrétiennes de la Famille, il n’aurait pas été étrange qu'ils déclarent : ”Si tel est le souhait de la famille, alors nous ne pouvons que nous incliner, etc.”...

Non, Silvio Berlusconi a justifié cette hâte législative sans précédent dans l'histoire parlementaire italienne par la volonté de ne pas "être accusé de non-assistance à personne en danger". On vit moins de compassion contrite lorsqu’il s’est agi d’envoyer des milliers de soldats Italiens en Afghanistan...


Le pouvoir italien sous-entend que les juges, les médecins, la famille de la jeune femme, ont pris une décision contre "la Vie", entendez contre l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine. Eglise qui n’est vraiment pas à une contradiction près, et ne trouve pas mieux -pour faire diversion à ses querelles intestines peut-être- que de soutenir ce qui reste de plus matériel chez une personne, son corps, après que la pensée l’ait quittée !

Drôle de combat spirituel, drôle de pensée chrétienne, ne trouvez-vous pas ? Pour l’Eglise catholique, la décision de justice ne vise pas à éviter l’agonie interminable et les complications qui sont à la clé de cette survie artificielle, non, il s’agit d’un “meurtre”... Sans commentaire

Pour le gouvernement, il vaut mieux 100 manifestants pro-life sur le pavé que 50 contre la vie chère ou les délocalisations accélérées, voire sur les affaires de corruption, d’exploitation du travail clandestin dont toute l’Italie s’indigne, sauf les pouvoirs en place. Mobiliser pour les valeurs de l’Eglise fait oublier les maux ordinaires et place le débat à un niveau philosophique qui revigore la gauche endormie et la droite qui sommeille dans un état totalement comateux, eux aussi. Diversion qui tombe bien au calendrier des avanies ordinaires des pouvoirs usés. La Rai Uno consacrait une soirée spéciale au non-événement, c’est dire si les questions d’éthiques sont sensibles en Italie.


La question que je me pose est : Comment vit un poly-traumatisé crânien ? Quel est le quotidien des proches ? Comment se réveille une personne dont le cerveau n’a pas fonctionné depuis 17 ans ? Le site ieb-eib.org (chrétien) donne des renseignements : 


"En moyenne, un patient en EVP présente une longévité de 2 à 5 ans ; mais dans certains cas, cette dernière peut s’élever à 10, voire à 20 ans. Le degré de dépendance d’un patient en état végétatif est comparable à celui d’un nourrisson : il concerne les fonctions d’alimentation, d’hygiène et de prévention de maladies ou de complications, notamment l’apparition d’escarres." (lire sur ce pdf le cas de Madeleine de Launoit pourtant restée seulement 8 mois dans le coma, c’est édifiant.)


On aurait pu penser que dans un pays développé ou soi-disant développé comme l’Italie, la vox populi eût fait confiance à la Science ou au moins en sa Justice. C’estpeut-être de là que vient le tourment. Ni  la science ni la justice ne sont plus des repères dans cette société post-industrielle.


Le Vatican, secoué en ce moment par des scandales de pédophilie en son sein, des réintégrations de dirigeants catholiques déviants, redore son blason. Comme l’a dit le pape Benoît XVI hier soir : “Je veux être seul ”. Pour sabler le champagne ou pour méditer sur les contradictions explosives de son clocher ? 

4 janvier 2009

Proposition féminine de paix : la politique du ventre vide




(Lire au-dessous l'extraordinaire commentaire sur Agoravox d'une certaine Leila (Shahid (?)).

Même si, au vu de la violence des combats qui défigurent Israël et la Palestine, il apparaît que la solution de deux états démocratiques s'éloigne aujourd'hui à la vitesse des missiles ; même si l'on comprend bien que M. Ehud Barack ne fait que gagner quelques sièges sanguinolents de plus à la Knesset ; que se perpétue de part et d'autre la politique de l'horreur, menée par une poignée d'hommes contre leurs propres enfants ; même s'il est clair que les images d'enfants morts qu'on voit sur Al-Jazeera sont autrement plus parlantes que celles, plus propres, qu'on nous montre sur TF1 ; même si le monde sait que tout n'a pas "commencé par des tirs de roquettes" un beau matin de 1948, il est permis d'imaginer des solutions, réalistes ou pas.
Mais quand l'espoir s'envole ou que des utopies sont criminelles, il reste les rêves.

Il resterait aux femmes jamais citées de ces deux pays de mener enfin leur guerre à elles. Pourquoi dénier aux femmes le premier des pouvoirs qu'elles ont sur les hommes ? Pensons-nous que les femmes des deux pays, veuves éplorées, mères effondrées, aient assez de fanatisme aveugle pour souhaiter sans fin que leurs enfants, encore au sein, tombent demain sous les bombes, allongeant la liste de ceux qui déjà dans la tombe ?

Que diraient les dirigeants et groupes armés des deux pays si les femmes se retrouvaient toutes, d'une part et d'autre du mur, de sécurité pour les uns, de la honte pour les autres, et proclamaient la Grève du ventre ? "Nous, on arrête ! Nos ventres n'abritent ni des otages ni des futurs terroristes, nos seins n'ont pas pour vocation d'alimenter les holocaustes !"

A la politique de la chaise vide se substituerait la politique du ventre vide. La force de l'inertie quand la force des armes devient assourdissante. A quoi bon, en effet, vouloir assurer sa descendance quand sa descendance n'est pas assurée de vivre, ou que sa descendance n'a que l'assurance de vivre sous la menace de la mort ?

Au programme de ce monde idéal, pour chaque offensive menée : grève triennale du ventre. Trois offensives, neuf ans sans naissances...etc. Il y a fort à parier que les dirigeants, masculins pour la plupart, se montreraient plus diplomates avant d'engager une guerre, privilégierait toujours la voie politique et non la violence ou les blocus, et se mettraient à traiter -peut-être- les femmes avec plus de considération, d'égal à égal. Le vingt-et-unième siècle serait féminin.

Eylan Sevan, documentariste, disait lors d'une interview "à tombeau ouvert" sur la même chaîne, disait que de nombreux citoyens israéliens ne sont pas assez fous pour envoyer à la mort de leur plein gré leur jeunes soldats et leurs renforts et que tout cela ne se fait pas dans la ferveur rapportée par la propagande "occidentale". Sauf qu'il y a des femmes qui s'engagent dans l'armée...



> Gaza : Le ballet diplomatique de l’impuissance est en marche !
par Leila (IP:xxx.x04.139.54) le 5 janvier 2009 à  10H11 
Topolanek ne voit-il pas, ou ne veut-il pas voir ? 

Les quelques Occidentaux qui sont restés à Gaza au péril de leur vie ont réussi aujourd’hui encore à faire passer des informations. Ils seront bientôt réduits au silence, morts peut-être. Alors on n’entendra plus à la radio que les déclarations mensongères de l’armée israélienne. Et quelques semaines avant les élections, Tzipi Livni annoncera triomphalement: « Israël a gagné la guerre ». 

Les hélicoptères Apache tirent sur tout ce qui bouge. Les obus tombent sans discontinuer. 130 raids aériens dans la seule nuit de lundi. Il n’y a plus d’eau ni d’électricité. Beaucoup d’habitants campent dans les ruines. Les ambulances ne circulent plus. Les hôpitaux ne fonctionnent plus. Des médecins et des infirmiers ont été tués. Il est devenu impossible de compter le nombre de morts. 

Les experts militaires estiment que dans le bombardement d’une ville il faut compter en moyenne un mort par tonne de bombes. Il est donc probable que les bombes israéliennes (plusieurs centaines de tonnes par jour) ont déjà fait plusieurs milliers de morts. 

Ce massacre est une première dans l’histoire mondiale. Une population d’un million et demi de personnes, emprisonnée sur une bande de terre aussi petite que l’île de Wight (360 km2), est soumise depuis dix jours à un déluge de feu comme on n’en a jamais vu. Aucune possibilité de s’échapper. Les chars sont entrés dimanche soir, suivis de l’infanterie, pour finir le travail de l’aviation. Le sort des populations de Sarajevo et de Grozny était moins cruel.

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> Gaza : Le ballet diplomatique de l’impuissance est en marche !
par spartacus1 (IP:xxx.x32.165.145) le 5 janvier 2009 à  10H18 
À tous ceux qui défendent les attaques israéliennes. 

J’imagine que dans les années 1940, vous auriez été du côté des nazis qui anéantissaient les juifs du ghetto de Varsovie, après les avoir affamés par un blocus impitoyable ! Juifs qui avaient l’audace d’oser se défendre courageusement, avec des armes minables, face à la puissance hitlérienne. 

Aujourd’hui, c’est un peu la même situation, mais certains des enfants des victimes d’hier sont les bourreaux aujourd’hui. 

Moi, dans les années 1940, j’aurais été du côté des juifs. Maintenant, je suis du côté des palestiniens. 

Quoique goy, j’ai enseigné plusieurs années dans une école technique juive. Je me suis fais de nombreux amis juifs. Tous se disent horrifiés de ce qui se passe à Gaza et dénient totalement au gouvernement israélien actuel le droit de les représenter. 



Pour avoir l’éclairage d’un Israélien vivant en Israël: 
http://contreinfo.info/article...

J’aime bien la conclusion: 

L’autre jour, mon chauffeur de taxi à Tel-Aviv réfléchissait à voix haute: Pourquoi ne pas mobiliser les fils des ministres et des membres de la Knesset, les rassembler en une unité de combat et les envoyer à la tête de la prochaine attaque terrestre sur la bande de Gaza ? 

Une autre: 
http://contreinfo.info/article...

22 décembre 2008

Garanca et consoeurs, mais que reste-t-il aux autres ?



Ne la ratez sous aucun pretexte ce mercredi 24 décembre à 19 h 30 sur ARTE en direct du Concertgebouw d'Amsterdam.
Vous comprendrez pourquoi il devient difficile à une Roseline-Dupont de percer dans la carrière de chanteuse lyrique quand, au détour d'un reportage sur Arte sur les répétitions de La Clemenza di Tito de Mozart, on découvre au travail le Mezzo Elina Garanca (prononcez Garantcha) qui interprète le rôle travesti de Sesto.



Pour tous ceux qui doutaient qu'une chanteuse est un délicat mélange de féminin et de masculin, (idem à l'inverse pour les chanteurs) je vous propose de découvrir cet extrait sympa de répétitions de Bajazet, où Elina ne fait pas exception à la règle :




Dire que c'est un beau mezzo ne serait pas correct : cette Lettone à la trentaine arrogante est renversante de beauté, tellement même que la soprano Anna Netrebko passerait presque pour une poissonnière à ses côtés. Entre la poissonnière et la Lettone, y a pas photo. Et pas de concurrence entre elles, heureusement car on n'imagine pas sinon les coups bas, les crêpages de chignons, les calomnies ! (entre leurs agents bien sûr).




On en est sûr, on a donc un mezzo lyrique, plein, gras, lumineux, stable, chaud, (ah ! le stable chaud !) à l'aigu clair, et aux yeux bleus, subtiles amandes qui font vaciller le sol de tous les malheureux qui ont pu approcher cette beauté sans jamais y toucher. Et donc, la question me brûle les lèvres et brûle les vôtres aussi Messieurs : "Mais quel est le fin niaiseux qui dort avec elle ? Où est le don juan d'opérette, que je le rosse d'importance..." J'en suis tellement marri que j'ai baptisé ma nouvelle lampe de bureau "Elina-Garanca" mon récent coup de foudre chez l'antiquaire : ressemblant non ?



C'est au cours d'un visionnage de Cosi fan Tutte (Aix 2005) que je suis resté suspendu. Sa présence à l'image m'empêchait d'écouter l'oeuvre dans de bonnes conditions, de rester concentré sur l'histoire, et tout allait au profit de l'interprète. Gênant non ?

Mais enfin elle est agaçante cette Garanca ! Imaginez les autres mezzos ! Elle font quoi ? Hein, elles se grattent la panse en la regardant vocaliser sur Arte ? Je veux parler de celles qui ont au moins 28 kilos de plus qu'elle !!!

Et pour ses partenaires ça ne doit pas être de la tarte ! Il faut toute la distraction d'un ténor lyrique léger pour ne pas succomber à des palpitations, "arrêt de travail M. l'Inspecteur !", ou des tonnes d'indifférence pour ne pas perdre de vue la battue du chef alors qu'on a devant les yeux ce que l'univers entier a eu le génie de produire, pour notre plus grand bonheur ephémère et notre malheur éternel. D'ailleurs, on voit sur une photo de répétitions prise à la dérobée que ce baryton s'est jeté sur elle, n'en pouvant plus, et comme on le voit ici, a tenté d'apaiser ses ardeurs de la façon la plus radicale.

Là elle était sublime. Sur d'autres extraits que j'ai trouvés, on dirait une jolie secrétaire sortie d'une pub pour shampoing :

Et à plein d'autres moments (retenez bien cela, Mesdames, fidèles lectrices qui ont pour ma personne la même passion que j'ai pour Elina) à plein d'autres moments elle est moche comme tout, surtout quand elle se marre, on dirait une baudroie, regardez :


Elina Médaille d'or au comice agricole de l'opéra section bataves et scandinaves.

Et hors concours catégorie interprète du théâtre lyrique. Sa Dorabella est splendide de finesse, d'intelligence, de jeu, de malice, de séduction bref, courez acheter le DVD du spectacle de Chéreau qui commence à diriger les femmes avec autant de plaisir que ces messieurs, mais il faut dire le bougre doit apprécier les chanteurs exigeants.Et celle-là n'a pas l'air d'une béni-oui-oui. Elle ne dit pas "oui" facilement. Dommage. Voyons :

15 décembre 2008

Une salade et un café; le prix d'une heure de travail au SMIC.


Je me suis souvenu du prix de la salade en supermarché dans les années 90. C'est pourquoi dernièrement au magasin Attac où l'on me voit tous les vendredis soirs place Léon Blum (mes lectrices et lecteurs pourront bientôt me pister...) je me suis vu demander pourquoi je prenais la scarole en photo "Vous avez le prix cher Monsieur, 2 € 44, pour une salade !" (16 Frs !) et vous me demandez pourquoi je la prends la photo ? Mais c'est pour envoyer à nos amis chinois pardi !"

Il y a quelques années, si un commerçant m'avait proposé une salade pour 16 Frs, je l'aurais peut-être payée si vraiment j'avais eu un besoin urgent de salade (cas rare !) mais aussitôt réglée, le ticket en main j'aurais appelé la police...

En 2001, je me souviens d'une salade à 4 Frs grand maximum ( 0,60 € )... en sept ans la scarole a pris 4 fois son prix > 100 % d'augmentation.

Et nos salaires ont augmenté de 2% par an > 14%,
ça veut dire que notre travail ne vaut plus rien.

Une salade et un café = 5 € 34, le prix d'1 heure de travail au SMIC.


La semaine suivante, mercredi 10 décembre, invité à déjeûner pour par un compositeur et chef d'orchestre à "l'Orénoc", un restaurant d'un bel hôtel du nord-ouest parisien où l'on mange fort bien cher ami, porte Maillot, je le vois régler (merci !) le foie de veau qu'accompagnait un verre de Coteau de l'Aubance pour quelque 60 euros le midi ( 393 Francs, par personne ) !

Sorti du restaurant, je m'empresse par ce froid de canard, de rentrer pour rien dans un café où le Wi-fi ne sera de toute façon pas accessible parce qu'il y a une majorité de patrons qui oublient de désactiver le code secret avant de proposer (soi-disant gratuitement ! ) internet aux clients, et je demande un café au comptoir : (cliquer pour agrandir tandis que d'autres cliquent pour Agadir)

Je me souviens d'un temps qui me semble ancien, où je buvais un petit noir pour 3, 50 Frs (53 Cts d'Euro), nous sommes en 2008 et c'est 2 € 90 > 19 Frs.

En 10 ans le prix possible d'un café au comptoir est passé de 3 Frs 50 à 19 Frs > 130 % d'augmentation.

Alors, pour ceux qui ont la chance de connaître la rue du Chemin Vert à Paris entre Père-Lachaise et Voltaire, dépêchez-vous d'aller déguster le splendide café Lavazza au prix de 1 € au comptoir et 1,10 € à la table avec l'internet gratuit, c'est au Royal, et vu l'augmention des prix du loyer, profitons-en avant qu'un changement de propriétaire ne mette notre "Warnoc" à 2,90 € !

2 décembre 2008

Barroso montre par qui on est VRAIMENT dirigés



Faire passer le lien de ce podcast serait une oeuvre de salut public. Que chacun puisse se rendre compte par lui-même de quel bois est fait ce monsieur, ou quels vrais intérêts il sert.
Croyez-vous qu'il se serait ému du sort des économies réelles des nations (non moins réelles) qui composent "son" europe ? 

Il est fort ce Manuel : à l'un des journalistes de RTL qui s'étonnait du fait que la Commission Européenne s'occupe de "mettre des PV à des ambulances" au lieu d'aider à sauver les malades, Barroso a tranquillement répété la même argumentation, démontrant par là-même l'incapacité de la machine européenne (qu'il incarne à merveille) à s'adapter au monde qui change et à sortir de son dogmatisme dévastateur. Mais écouter la parole même vaut mieux que le discours désolé que je pourrais en faire.

27 novembre 2008

Connaissez-vous Marion K ?



Taxi
envoyé par kalekine91



Passons d'un sujet à l'autre en toute impunité.

J'ai bien Marion Koen, cette petiote française qu'on voit de temps en temps à la télé. D'ailleurs, j'ai toujours aimé les actrices françaises. Et si je la connaissais, vous seriez jaloux ; ou vous essayeriez de faire ma connaissance...

Je me dis qu'elle devrait habiter Paris, en bonne jeune comédienne qui a envie de tout déchirer. Je me le dis, histoire de la croiser au marché un de ces quat'. C'est comme chanteuse que je l'ai entendue d'abord, petit récital de compos personnelles, et solo de Saxo. Là je me suis dit :-"Il y a vraiment des "écoeurantes", comme on dit au Québec.

Je me dis qu'elle doit habiter un de ces petits appart' tout mignon ; un de ces sous-les-toits qui donnent envie de prendre le petit-déjeûner un matin en se demandant comment on a pu arriver jusqu'au 7 ° étage, et se réveiller chez une fille à croquer. Ou bien s'il est quatre heures, tremper sa madeleine dans le thé caramel en regardant la grisaille de zinc parisienne.

Mais je m'égare.

Si vous la voyez, dites-lui qu'elle a un admirateur !

8 novembre 2008

Une jeune Somalienne de 13 ans lapidée en public




Une jeune fille de 13 ans a été lapidée en public dans un stade de Kismayo en Somalie le 27 octobre 2008. Le silence du chœur des bien-pensants occidentaux qui s’est ensuivi est assourdissant. Et glaçant.

Le lien renvoie vers l'article Agoravox, à ne pas faire lire à toutes les âmes sensibles.

Il faut remarquer le sens aigu de l’auteur pour l’information, et le remercier. Son indignation est la nôtre, et quand je dis "nous", je veux parler des êtres humains. 

Comment même concevoir que des hommes, ayant été élevés et nourris par une femme, étant peut-être pères eux-mêmes, considérant donc les femmes comme un élément à part entière de l’humanité, puissent se prêter à la fonction de bourreau tel que décrit ici plus haut, c’est à dire les pires atroces conditions où notre existence sur terre peuvent plonger un être sensible... 

Cela nous dépasse sûrement, "nous", être humains, croyants ou non croyants, prosélytes ou non, parents ou non, engagés ou non. Cela me dépasse totalement et échappe à ma raison, comme tous les autres crimes de cette nature d’ailleurs. Pas les crimes passionnels ou de vengeance. Mais les crimes comme celui-ci: sur ordonnance. Avec toute l’organisation, l’énergie, la détermination qu’il a fallu pour que des gens se lèvent un matin et exécutent, de cette façon-là, avec des pierres sur le visage jusqu'à ce que mort s'ensuive, ajoutant l'ignoble à l'horrible, un être aussi sensible qu'eux, innocent de surcroît, ou coupable d’avoir été agressé une première fois, et avec lequel d’autres humains se sont comportés en véritables animaux. Que dis-je ? Plus bestiaux que les animaux eux-mêmes, malheureusement. 

C'est à cause d'actes de barbarie comme celui-là que l'humanité toute entière régresse.

5 novembre 2008

"Dis Monsieur Atlas, tu peux aussi traduire Bush en Justice STP ?..."








Il faudra définitivement saluer le courage de Barack Obama à la place duquel au fond, je n'aimerais pas me trouver. Tel Atlas, il semble porter le monde sur ses épaules.

Et le chantier qui l'attend n'est pas de tout repos.  C'est même le chantier de tous les dangers. Guerres, Finance exsangue, Education, Santé et qui sait- Peine de mort ?-

Cette attente gigantesque que les medias ont provoqué autour de sa personne risque fatalement d'amener des déceptions. D'ici 4 ans nombreux seront ceux qui diront "Et moi, et moi" ou en Afrique "Et nous, et nous...",  c'est pourquoi le discours messianique de certains Africains à son propos m'attriste par anticipation.

Cette attente est en même temps inévitable, non seulement parce qu'il propose une alternative réconciliante au lendemain de l'ère Bush, W&G, père et fils, non seulement parce que son programme social est infiniment plus ressemblant à celui en vigueur dans les démocraties évoluées de ce monde, mais aussi parce que, à son corps défendant, sa peau a une certaine couleur, un peu plus foncée que celle de son adversaire, le pâle Mc Cain. C'est l'aspect "racial" de cette élection, qu'on le veuille ou non. Pourtant, ce n'est pas parce qu'il a un père noir qu'il est obligatoirement moins excusable de se tromper, c'est-à-dire moins humain si l'erreur est humaine...
Même si il est vrai que B. Obama n'a pas été élu juste parce qu'il est noir, mais parce (ai-je l'impression) qu'il a une autorité intellectuelle indiscutable et semble avoir compris les enjeux économiques,écologiques, sociaux, stratégiques qu'affrontent son pays. (lire ses discours ici-même traduits plus bas)

Et justement, la communauté noire mondiale (si elle existe) aura à coeur d'observer ses faits et gestes, tant l'identification est grande, tant la personnalisation de la politique est grande dans l'esprit du quidam télévisé.

Faisons une supposition peu en phase avec l'esprit de fête qui règne en ce moment : 

Imaginons que la situation économique, les délocalisations, le chômage aux USA, progresse et de façon régulière durant son mandat, que le camp républicain, pressé de revenir aux affaires, savonne la planche de M. Obama au Moyen-Orient, que les Russes cherchent des noises aux bases militaires américaines situées en Europe, que la Chine s'amuse à menacer de reprendre ses 2 milliards de dollars/jour investis dans l'épargne depuis 10 ans, que sais-je, mais imaginons que les States se retrouvent dans un sale état d'ici 4 ans. Les plus racistes des américains viendront persifler "c'est la faute du Black" "ces gens-là nous amènent la poisse etc. etc." Et là ce sera terminé pour lui et pour l'espoir qu'il aura suscité. 

Situation rêvée d'un Barack Obama dirigeant l'Amérique, mais situation à double-tranchant.

Mais soyons OBtimistes : Obama ne peut pas faire pire que W Bush .  D'ailleurs est-ce possible ?
  • Être élu grâce au détournement de bulletins de vote en 2000 
  • Mentir à ses concitoyens pour les forcer à voter un budget militaire pharaonique
  • Envahir l'Irak contre tout respect des conventions internationales, 
  • Ouvrir une prison secrète en zone de non-droit, Abou-Grahib
  • En ouvrir une autre à Guantanamo
  • etc. etc. etc.


Bref, ce type mérite la cour Pénale Internationale de La Haye.

Alors bon vent Monsieur Barack, bon vent à nous tous, et au diable les dictateurs.

3 octobre 2008

La déconnection de son groupe humain


C'est le billet d'un citoyen que les comportements égoïstes, vils, incivils, insupportent.
Passant à Paris IX°, rue du Faubourg-Poissonnière, face à 20, par un jeudi après-midi 13 h 50, je constate qu'une belle Jeep 4X4 est garée sur les clous, sans personne à son bord, portes fermées, pas de clefs sur le contact, et moteur allumé, et je me dis "quel culot"...

Mais je restai stupéfait de retrouver cette voiture au même endroit 40 minutes plus tard toujours vrombisssante, toujours polluante, toujours gênante. Deux aubergines la verbalisent puisqu'elle est garée sur les clous, mais les essuie-glaces balaient le P.V avec mépris aussi sûrement que son propriétaire l'aurait fait, à n'en pas douter.

Je dis à n'en pas douter car, pour partir près d'une heure avec sa clé de contact (sur une Jeep, c'est possible) mais en laissant son moteur diesel allumé, portes fermées, il faut n'avoir que foutre des enfants et des chiens qui respirent les gaz depuis leur poussette pendant qu'on consomme, se ficher comme d'une guigne du prix du Gas-Oil, ni de l'inflation.

Interrogées par mes soins les Aubergines elles me disent que ce n'est aps un motif d everbalisation supplémentaire. Elles me conseillent d'appeler le commissariat. Elles n'avaient pas le numéro sur elles. Depuis mon portable, cela m'aurait coûté 1, 50 € euros au bas mot d'obtenir ce numéro, et rien ne me garantit de l'accueil que j'aurais eu au téléphone de la part d'un commissariat sûrement occupé à des affaires plus graves. Je n'ai donc pas appelé. Mais j'ai photographié sa plaque pour mon blog.

Mais ce malotru, ce social traître, ce pétomane par véhiculé interposé, cette personne fortunée qui vit déconnectée du groupe humain au sein duquel elle vit pourtant, aurait mérité qu'on lui dérobe ses clés sur le contact (si elles s'y étaient trouvées) pour qu'elle aille les récupérer à Convention, aux Objets-Trouvés, de l'autre côté de Paris.

Son geste ne signifie à mes yeux rien d'autre que : "J'ai du fric, j'ai une belle bagnole, je consomme autant que j'en ai envie, cela dût-il vous intoxiquer, et je vous emmerde". Cette mentalité là me fait détester la France. Imagine-t-on cela en Suède ?

Mais imaginons qui lui soit arrivé un problème, un accident, combien de temps la voiture va-t-elle tourner à vide jusqu'à épuisement du réservoir ? Imaginons que chacun en fasse autant. Au moins serions-nous tranquilles puisque le pétrole aurait déjà disparu et que les industriels se seraient déjà repliés sur les combustibles alternatifs.

Au fait connaissez-vous l'heureux propriétaire de ce véhicule "Jeep" "615 QGF 75", dites-lui de ma part tout ce que je pense de son attitude de porc et demandez-lui s'il accepterait que je vienne laisser ma voiture allumée sous ses fenêtres pendant qu'il fait du sport sur son vélo d'appartement.

22 septembre 2008

De Materrazzi à Alitalia, l'éclat de rire européen


L'italie tout entière est victime de ses termites élues, qui ont bien compris son fonctionnement, et la grignote peu à peu. Sa compagnie aérienne, Alitalia, est en passe de perdre définitivement sa licence de vol. Quelle excellente nouvelle !

Autrefois Alitalia comme Air France était une société nationale qui faisait l'orgueil des Italiens. Elle est aujourd'hui la risée du monde entier pour être recalée au rang de compagnie bananière.

Voyons quels ont été les "vols" successifs qui ont amené la situation d'aujourd'hui :

  • Les pilotes d’Alitalia représentent une caste dans la caste. Ainsi, ils sont encore 135 pour assurer le fonctionnement de 5 avions cargo, soit 27 par appareil pour effectuer les rotations, c’est-à-dire… 5 fois plus que dans les autres compagnies.
  • “la guerre des couchettes” : sur 17 avions destinés aux vols supérieurs à 11 heures, 4 n’étaient pas dotés de couchettes pour le repos des pilotes. Les syndicats monnayèrent cette absence par une prime de 1.800 euros par mois. Bonus qui fut élargi aux 350 pilotes des 17 long-courriers…
  • le député Luigi Martini avait besoin de faire 3 décollages et 3 atterrissages tous les 90 jours pour conserver sa licence. Alitalia le lui consentit… et lui paya un salaire par la même occasion.
  • Le Ministre de l’Intérieur du premier gouvernement Berlusconi, Claudio Scajola obtint la création d’une ligne Rome-Villanova D’Albenga, son collège électoral, qui se caractérise par le taux de remplissage le plus bas du continent européen !
  • 80 % du personnel navigant réside à Rome alors que la capitale ne totalise que 40 % du trafic.Résultat : les vols Rome-Milan du matin et Milan-Rome du soir sont monopolisés par les employés d’Alitalia qui partent travailler ou rentrent chez eux. Autant de sièges en moins pour la clientèle payante.
  • il existe une commission rétribuée de 8 personnes chargées de trouver un nom à chacun des avions de la compagnie. Un bureau de l’Alitalia avec 15 salariés fut maintenu pour rien durant 14 ans à Mexico alors qu’il n’y avait plus de vol pour le Mexique depuis 1985…
  • Déjà fameux pour avoir ruiné les chemins de fer transalpins, Giancarlo Cimoli s’alloua un salaire six fois supérieur à celui de ses pairs - présidents d’Air France ou de British Airways. Et lorsqu’il fut limogé et laissa la compagnie dans le chaos, c’est en douceur qu’il atterrit… grâce à un parachute doré de 6 millions d’euros.
  • Et pour y entrer comme hôtesse de l'air, il fallait aimer avoir les jambes en l'air , comme dit la chanson.

Alitalia est à l'image de toute la société italienne, et je peux d'autant mieux le dire que je suis marié à une italienne, que je connais l'Italie depuis bientôt 20 ans. On travaille en Italie comme on joue au football, on fait semblant de chuter, on incrimine l'autre, on ne s'associe qu'en se méfiant, on cherche une recommandation lorsqu'on est incompétent, on évite les tâches au lieu de les régler, on est deux à regarder l'autre travailler comme à l'Ambassade d'Italie en France, et à la fin, on ne marque de buts que parce qu'on a triché en insultant les adversaires au passage. Marco Materrazzi est l'Italien par excellence, il a des qualités, mais il n'en est pas convaincu, alors il se croit obligé de transformer son sport en pugilat : je n'en connais pas de plus représentatif.


8 septembre 2008

Le racisme n'a pas toujours le même visage selon le Parquet















(en photo Nourredine Rachedi, oublié des médias. Non juif, quoique sémite...)

S'il y a bien un principe qui me tient au corps, c'est l'égalité de traitement devant la Justice. Combien d'affaires concernant des noirs américains ont révolté les Français il y a quelques années pour leur flagrante inégalité ?

"Il y a de grandes chances" que l'agression dont ont été victimes samedi trois jeunes juifs, dans le XIXe arrondissement de Paris, ait un caractère antisémite, a affirmé dimanche le Directeur de cabinet du préfet de police de Paris.

Quelle "chance", en effet, de pouvoir attirer une fois de plus l'attention sur les déboires attribués à la judéité de ces trois malheureux garçons ! Une chance de plus peut-être pour une communauté en mal de reconnaissance dans son statut de victime ! Le lapsus du Proc est-il révélateur ? "Il y a des risques" eût été plus adéquat comme expression. Ira-t-il jusqu'à remercier les auteurs de l'agression de donner une nouvelle tribune à cette cause désespérée ?

Il faut savoir que les jeunes désoeuvrés du XIX° arr. sont aujourd'hui inculpés pour "tentative de meurtre et violence en réunion aggravées par leur caractère antisémite", et écroués préventivement. 

Donc, attention -semble dire le Parquet- à la confession de la personne que vous agressez, si elle est arabe et peut-être musulmane, vous aurez des ennuis bien sûr, mais si vous avez le malheur qu'elle soit ou juive ou qu'elle se réclame de cette communauté, là vous êtes cuits ! C'est ainsi que la Justice française paraît favoriser certains citoyens, et en cela le Pacte Républicain, laïque, vole en éclat, qui ne doit en rien observer la confession du justiciable. Voyons un peu.

Il fallait être un lecteur du web indépendant, tel Agoravox, pour apprendre l'affaire de Noureddine Rachedi, que des néos-nazis patentés ont défiguré, qui s'est vu infliger plaies au crâne, avec plusieurs hématomes sur le corps et le visage, plus un pneumothorax. Malgré ses efforts, seuls les critères de « violences volontaires avec incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours et commises en réunion » et avec « circonstance aggravante en relation avec l’appartenance supposée ou réelle à une religion », ont été retenus. (lire l'article édifiant ici en lien). Pas de "tentative de meurtre".

On aurait aimé que les deux néos-nazis aient été -comme les deux blackos du XIX° qui ont lancé des cailloux et frappé les trois jeunes juifs- mis eux aussi en examen pour "tentative de meurtre et violence en réunion aggravées par leur caractère antisémite", chefs d'accusation passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

Après ce que je viens d'écrire, vais-je moi-même subir les foudres d'une ambiance judeo-complaisante à l'extrême ? 
Par cette inégalité de traitement, la Justice ne fait qu'augmenter la violence qui s'exprime déjà trop, augmenter les frustrations qui font passer à l'acte les plus fragiles et violents, et ce n'est pas un service à rendre à la communauté juive. Elle devrait garder la tête froide mais l'affaire de Rudy H. puis celle-ci de nouveau démontrent qu'elle oublie sa mission de neutralité. 

2 septembre 2008

Palin, marionnette des Républicains


Qu'ils sont sympas et modernes ces Républicains américains du nord ! Ils choisissent une femme pour être la co-listière de leur candidat. Sarah Palin (à la une truquée de Vogue).

Et quel élan de féminisme ! et quelle jeunesse dans cette équipe de barbons ! Tout porte à croire que c'est un coup monté dont les services de la Maison-blanche ont le secret. Au lendemain de sa nomination sort la révélation qui fait mal : sa fille mineure est enceinte. 

Pour une représentante de la droite radicale, puritaine et conservatrice, activiste du "pro-life", tireuse d'élite, chasseuse d'ours, ça fait plutôt mal. On entend d'ici les quolibets : "17 ans enceinte ? Comment l'a-t-elle élevée ? Manquerait plus que le père soit noir ! Et elle voudrait nous diriger, préserver notre identité, notre race intacte ?"

Mon explication est la suivante, elle vaut ce qu'elle vaut : 

Le but étant de ne pas prendre la succession de l'administration Bush, qui gouvernerait mal avec un bilan très lourd et avec un Congrès et un Sénat démocrates hostiles, avec une situation à l'International qui ne redore pas le blason américain, que ce soit en Afghanistan ou en Georgie, en Irak ou en Amérique Latine, et de laisser Obama, qui a l'air de tellement vouloir y aller, s'y casser les dents et le camp démocrate avec lui. Les Clinton ne souhaitaient pas cela et jouaient, eux aussi, le coup pour 2012.

Car enfin lorsqu'on veut remporter une élection comme celle-là, on ne choisit pas une co-listière inexpérimentée, maire d'un village de l'Alaska, alors qu'on a tant décrié le soi-disant manque d'expérience du rival Obama ! ça frise le gag. Tout cela sent la balle dans le pied que se tiraient les soldats  tire-au-flanc qui ne voulaient pas aller au combat.

23 août 2008

Le Manifeste pour le décompte des médailles par ensembles équitables

Je remercie ici Laure-Anne Berrou (une de mes "amies" sur Facebook) qui a osé faire passer dans son journal de Soir 3, l'info que je lui suggérais de faire un décompte officieux des médailles engrangées par les pays de l'Union Européenne. 280 ! Je ne pouvais pas moins espérer d'une ancienne collaboratrice de Christine Ockrent qu'elle fût sensible à pareille occasion d emettre en valeur l'U.E, qui en a bien besoin !

En effet, nous sommes quelques uns à avoir remarqué l'énorme injustice du classement des médailles olympiques qui n'avantagent que ... les Etats-Unis. Les grands ensembles Etats-Unis, Chine, Russia et....les autres pays derrière Espagne, Angleterre, Allemagne, France etc... avec une performance remarquable de la part de l'Angleterre. Et c'est un picard qui le dit !
Il n'était pas très équitable de comparer des machines de guerre comme les U.S.A ou la Chine, tous pays composés de provinces ou d'Etats indépendants avec les nations européennes ?
à y mieux regarder, l'Europe en tant qu'Ensemble géo-politique raisonnablement comparé aux grandes puissances sus-citées apparaîtrait de façon légèrement... plus favorable. 

Voyons plutôt pour les jeux de Pékin 2008 :





http://www.chine-nouvelle.com/pekin2008/manifeste.html

http://www.lefigaro.fr/sport/2008/08/18/02001-20080818ARTFIG00302-geopolitique-des-medailles-olympiques-.php

21 août 2008

Série les Grandes Voix Françaises ep. 4 Manfrino

à ceux qui me trouveraient un peu macho dans mes choix, il y a une autre Nathalie qui sévit aujourd'hui sur scène avec un beau soprano lyrique servi pas une grande sensibilité dramatique.


12 août 2008

La voix de l'une sur la tête de l'autre








Le bruit s'est répandu aussi vite que le site chinois qui révélait l'affaire a été modifié. Le directeur musical du spectacle de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques l'a confié : Yang Peiyi chante très bien mais n'était pas assez belle. (Ce qui est mal venu d'aller vérifier, d'ailleurs moi je la trouve adorable)

Une pareille déclaration ne choque personne, tant les exactions commises ici et là en chine tous les jours sont bien pires que le fait de remplacer à la dernière minute une petite fille de 7 ans, Yang Peiyi. L'industrie du spectacle n'a que faire de considérations humaines et sensibles comme celles qui nous traversent, cher lecteur de mon blog.

Ses parents doivent bien entendu comprendre que c'est dans l'intérêt supérieur de la nation chinoise que leur fille ne fasse pas partie du spectacle (bonjour la dévalorisation) ; en bon chinois, ils ne trouveront rien à redire.

Mais personne ne parle du sentiment qu'a dû vivre l'enfant... personne...

Imaginez-vous avoir 7 ans, et vous préparer à entonner la Marseillaise pour les Jeux devant... le monde entier. Il faut déjà avoir les nerfs solides. 
Mais imaginez la déception lorsque, après une audition devant des messieurs encravatés qu'on ne connaît pas, et alors qu'on a bien chanté, que ça fait longtemps qu'on se prépare à cet événement qui enlumine votre existence d'enfant... on vienne vous dire que "non, finalement ce ne sera pas toi" mais une autre personne, très jolie qui mettra son visage sur ta voix. Hic !

Comme l'a dit Carlier en Direct sur France 2 ce mardi 12 août "un pays qui cache le visage des petites filles et qui emprisonne des moines, c'est con, et ça fait chier". Grand moment de vérité à la télévision.

Je souhaite une bonne vie à cette petite chanteuse qui, si tout se passe bien, viendra chanter Liu à l'Opéra de Paris dans quelques années, puisqu'elle est chinoise !

Source Nouvelobs et le blog Rightspundits

4 août 2008

Le discours de Barack OBAMA à Berlin en Français

Ce que Barack prononça devant les Berlinois en juillet dernier.






Merci à vous, les Berlinois, et à tous les citoyens allemands. Merci, Madame la chancelière Angela Merkel (…), pour votre accueil si chaleureux.
En venant à Berlin, je marche sur les traces de beaucoup de mes compatriotes. Ce soir, ce n'est pas le candidat à l'élection présidentielle qui s'adresse à vous, mais un citoyen fier d'être américain, un citoyen du monde.

Je sais, je ne ressemble guère à ceux qui ont pris la parole avant moi dans votre capitale. La route qui m'a mené jusqu'ici ne suit pas une ligne droite. Ma mère est née dans l'Amérique profonde, mais mon père a passé son enfance à garder des chèvres au Kenya. Son père, mon grand-père, était domestique au service des Anglais.
En pleine guerre froide, mon père décida, comme plusieurs de ses semblables aux confins du monde, que pour réaliser son ambition, son rêve, il avait besoin de la liberté et de l'égalité des chances que promettait l'Occident. Il a donc écrit sans relâche à toutes les universités américaines jusqu'à ce que quelqu'un, quelque part, entende sa prière pour une vie meilleure.
Voilà pourquoi je me retrouve ici aujourd'hui. Et vous qui êtes là avec moi, cette ambition, vous la connaissez aussi. Cette ville est bien placée, entre toutes, pour savoir ce que veut dire rêver de liberté. Vous le savez, si nous sommes ici ce soir, c'est que des hommes et des femmes de nos deux nations se sont unis pour travailler, pour se battre, pour se sacrifier en vue d'une vie meilleure.

Notre alliance a été scellée il y a exactement soixante ans cet été, le jour où le premier avion américain a atterri à l'aéroport de Tempelhof.
A cette époque, une grande partie du continent européen était encore sous les décombres. Et les ruines de cette ville allaient servir à élever un mur. Sur l'Europe de l'Est tombait la nuit soviétique, tandis qu'à l'ouest les Etats-Unis, l'Angleterre et la France constataient le désastre et cherchaient les moyens de reconstruire le monde.
Ce fut le point d'impact où les deux camps allaient se rencontrer. Le 24 juin 1948, les communistes imposèrent le blocus sur la partie ouest de la ville. Ils empêchèrent plus de deux millions d'Allemands d'être ravitaillés, pour essayer d'éteindre l'ultime étincelle de liberté à Berlin.

Face à la colossale puissance de l'armée soviétique, nos forces ne faisaient pas le poids. Pourtant, si nous avions battu en retraite, le communisme se serait répandu dans l'Europe entière. A peine achevée la dernière guerre mondiale, on était à deux doigts d'en voir commencer une nouvelle. Berlin était le dernier rempart.
C'est alors que fut mis en place le pont aérien, la plus grande et la plus improbable opération de sauvetage de l'Histoire, qui redonna nourriture et espoir aux habitants de cette ville.
Tout semblait contre nous. Cet hiver-là, l'épaisseur du brouillard assombrit le ciel, contraignant plusieurs avions à faire demi-tour sans avoir pu larguer leur ravitaillement. Ces avenues où nous sommes assemblés étaient alors remplies de familles affamées et sans logis.
Mais même aux heures les plus sombres, les Berlinois ont conservé vivante la flamme de l'espérance. Ils n'ont pas baissé les bras. Et enfin, par un beau jour d'automne, des centaines de milliers de Berlinois se sont réunis ici même, au Tiergarten, pour entendre l'appel de leur maire implorant le monde de ne pas abandonner la cause de la liberté. "Il n'y a qu'une seule possibilité, dit-il, c'est de rester unis jusqu'à la victoire… Peuples du monde, faites votre devoir… Peuples du monde, regardez vers Berlin!" Peuples du monde, regardez vers Berlin! Berlin, où Allemands et Américains ont appris à travailler main dans la main, à se faire confiance, trois ans à peine après s'être affrontés sur le champ de bataille.
Berlin, où le courage d'un peuple a rencontré la générosité du plan Marshall pour créer un "miracle allemand "; où la victoire sur la tyrannie a donné naissance à l'OTAN, la plus belle alliance jamais conçue pour la défense de notre sécurité commune.
Berlin, où les impacts de balles qui marquent encore les monuments et les colonnes de la Porte de Brandebourg sont autant de rappels à ne jamais oublier notre humanité commune.
Peuples du monde, regardez vers Berlin : là un mur est tombé, là un continent a pris forme, là l'histoire a prouvé qu'aucun défi n'était trop grand pour un monde enfin uni.
Soixante ans ont passé depuis ce pont aérien, et à nouveau on fait appel à nous. Une fois de plus, l'Histoire nous place à la croisée des chemins, face à de nouvelles promesses et face à de nouveaux périls. Lorsque vous, citoyens allemands, avez abattu ce mur qui divisait l'Est et l'Ouest, la liberté et la tyrannie, la peur et l'espérance, d'autres murs se sont effondrés dans le monde entier. De Kiev au Cap, on a fermé les camps de prisonniers et ouvert les portes à la démocratie. Les marchés aussi se sont ouverts, la diffusion de l'information et des technologies a renversé les barrières, laissant libre cours à l'esprit d'entreprise et à la prospérité. Si le XXe siècle nous a appris que nous partagions un destin commun, le XXIe montre que le monde est plus imbriqué que jamais.

La chute du mur de Berlin a ravivé l'espoir. Mais ces rapprochements ont aussi suscité de nouvelles menaces, qui ne peuvent être contenues dans les frontières d'un pays ni endiguées par la distance d'un océan.

C'est à Hambourg que les terroristes du 11-Septembre ont fomenté leur complot, c'est à Kandahar et à Karachi qu'ils se sont entraînés, avant de tuer des milliers de personnes venues de partout sur le sol américain.
Au moment même où je vous parle, des voitures à Boston et des usines à Pékin sont en train de faire fondre la banquise dans l'Arctique, de rogner le littoral atlantique et de provoquer la sécheresse des fermes du Kansas jusqu'au Kenya.
Des sites nucléaires insuffisamment protégés en ex-Union soviétique ou des secrets divulgués par un scientifique au Pakistan pourraient permettre la construction d'une bombe destinée à exploser à Paris. Les graines de pavot d'Afghanistan deviennent de l'héroïne à Berlin. La pauvreté et la violence en Somalie engendrent le terrorisme de demain. Le génocide au Darfour est une tache sur notre conscience à tous.

Dans ce monde nouveau, des courants dangereux se sont diffusés plus vite que nos capacités à les contenir. C'est pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés. Aucune nation, aussi grande et puissante soit-elle, ne saurait relever seule de tels défis. Aucun d'entre nous ne peut nier la réalité de ces menaces, ni se soustraire à la responsabilité de leur faire face. Pourtant, depuis la disparition des chars soviétiques et de ce terrible mur, il serait facile de l'oublier. Et reconnaissons, en toute franchise, que parfois, des deux côtés de l'Atlantique, nous nous sommes éloignés et avons perdu de vue notre communauté de destin.

En Europe, l'opinion qui impute aux Etats-Unis une part de responsabilité dans les dérives de notre monde, au lieu d'y voir une force régulatrice, s'est banalisée. En Amérique, certaines voix se sont élevées pour dénigrer ou minimiser l'importance de l'Europe pour notre défense et notre avenir. L'un et l'autre bord méconnaissent la réalité : les Européens sont aujourd'hui investis de nouveaux fardeaux et assument davantage de responsabilités dans les régions en crise; et de même que les bases américaines construites au siècle précédent continuent de garantir la sécurité de ce continent, notre pays continue de se sacrifier sans compter pour la liberté du monde.

Certes, il y a eu des différends entre les Etats-Unis et l'Europe. Et il y en aura d'autres à l'avenir. Mais nous restons unis par les tâches qu'impose une citoyenneté mondiale. Un changement d'administration à Washington ne les supprimera pas. En ce début de siècle, Américains comme Européens devront redoubler d'efforts. Le partenariat et la coopération entre les nations ne relèvent pas d'un choix : c'est la seule option pour assurer notre sécurité et faire progresser notre humanité commune.

C'est pourquoi le pire risque serait de laisser de nouveaux murs nous diviser.
Aucun mur ne doit plus séparer les anciens alliés de part et d'autre de l'Atlantique. Aucun mur ne doit plus séparer les pays riches et les pays pauvres. Aucun mur ne doit plus séparer les races et les ethnies, les citoyens de souche et les immigrés, les chrétiens, les juifs et les musulmans. Voilà les murs qu'il faut aujourd'hui abattre.
Nous savons qu'il en est tombé par le passé. Après des siècles de luttes, les Européens ont construit une Union pleine de promesse et de prospérité. Ici même, au pied d'une colonne érigée en mémoire de la guerre, nous nous retrouvons au centre d'une Europe de paix. Les murs ne sont pas tombés qu'à Berlin, ils sont aussi tombés à Belfast, où protestants et catholiques ont trouvé le moyen de vivre ensemble ; dans les Balkans, où notre Alliance atlantique a mis fin aux conflits et a traduit en justice des criminels de guerre sanguinaires; en Afrique du Sud, où la lutte d'un peuple courageux a vaincu l'apartheid.
Les murs peuvent être abattus, l'Histoire nous le rappelle sans cesse. Même si ce n'est jamais facile. Le véritable partenariat et le véritable progrès demandent un travail constant et des sacrifices prolongés. Ils exigent un partage du fardeau du développement et de la diplomatie, du progrès et de la paix. Ils nécessitent des alliés qui sachent s'écouter mutuellement, qui apprennent les uns des autres et, surtout, qui se fassent confiance.
C'est pourquoi l'Amérique ne peut pas s'isoler. L'Europe ne peut pas s'isoler. Le temps est venu de lancer de nouveaux ponts à travers le monde, aussi solides que ceux qui nous ont liés de part et d'autre de l'Atlantique. Le temps est venu de nous unir, au moyen d'une coopération constante, d'institutions solides, de sacrifices partagés et d'un engagement universel pour le progrès, afin de répondre aux défis du XXIesiècle. C'est cet esprit-là qui a propulsé des avions dans le ciel au-dessus de nous, qui a rassemblé tant de gens là où nous sommes aujourd'hui. Le temps est venu pour nos nations, pour toutes les nations, de raviver cet esprit.
Le temps est venu de mettre un terme au terrorisme et d'assécher la source d'extrémisme qui l'alimente. Cette menace reste bien réelle, et nous ne pouvons pas nous soustraire à la responsabilité de la combattre. Si nous avons pu fonder l'OTAN pour vaincre l'Union soviétique, nous pouvons encore créer un partenariat nouveau et global pour démanteler les réseaux qui ont frappé à Madrid et à Amman, à Londres et à Bali, à Washington et à New York. Si nous avons pu remporter une bataille idéologique contre le communisme, nous pouvons soutenir la grande majorité des musulmans qui s'opposent à l'extrémisme porteur de haine plutôt que d'espérance.

Le temps est venu de raffermir notre résolution d'éradiquer les terroristes qui mettent en péril notre sécurité en Afghanistan, et les trafiquants qui vendent de la drogue dans nos rues. Personne n'est pour la guerre. Je reconnais que les difficultés en Afghanistan sont énormes. Mais mon pays et le vôtre ont tout intérêt à ce que la première mission de l'OTAN hors d'Europe réussisse. Pour les Afghans, et pour notre sécurité à tous, le travail doit être fait. Les Etats-Unis ne peuvent agir tout seuls. Les Afghans ont besoin de nos soldats et des vôtres, de notre soutien et du vôtre, pour en finir avec les talibans et Al-Qaida, pour développer leur économie et pour les aider à reconstruire leur pays. Trop d'intérêts sont en jeu pour que nous puissions faire marche arrière maintenant.

Le temps est venu de remettre à l'ordre du jour l'objectif d'un désarmement nucléaire mondial. Les deux superpuissances qui se mesuraient de part et d'autre du mur de Berlin ont trop souvent frôlé la destruction de tout ce que nous avons construit et de ce qui nous est cher. Maintenant que ce mur est tombé, nous ne pouvons pas rester les bras ballants à contempler une prolifération nucléaire mortifère. Il est temps de neutraliser tous les déchets nucléaires épars, d'enrayer le développement des armes atomiques et de réduire les arsenaux d'une autre époque. Il est temps de commencer à œuvrer pour la paix dans un monde sans armes nucléaires.

Le temps est venu pour chaque nation en Europe d'être maître de son propre destin, débarrassé des ombres du passé. Dans ce siècle, nous avons besoin d'une Union européenne forte, qui enracine la sécurité et la prospérité de ce continent, tout en gardant une main tendue vers l'extérieur. Dans ce siècle, dans cette ville même, rejetons les vieux réflexes de guerre froide, pour travailler avec la Russie chaque fois que nous le pouvons, défendre nos valeurs chaque fois que nous le devons, et établir une coopération qui s'étende à travers ce continent tout entier.
Le temps est venu de construire sur la richesse créée par l'ouverture des marchés, et de partager ses bénéfices plus équitablement. Le commerce a été la pierre angulaire de notre croissance et du développement mondial. Mais nous ne pourrons pas maintenir cette croissance si elle favorise seulement quelques privilégiés. Ensemble, nous devons inventer un commerce qui rémunère véritablement un travail producteur de richesse, assorti de réelles protections pour les hommes et pour notre planète. Le temps est venu d'un commerce libre et équitable pour tous.

Au Moyen-Orient aussi, le temps est venu d'une aube nouvelle. Mon pays doit s'unir au vôtre et à l'Europe tout entière pour adresser un message clair à l'Iran, qui doit renoncer à ses ambitions nucléaires. Nous devons soutenir les Libanais qui ont manifesté et versé leur sang pour la démocratie, ainsi que les Israéliens et les Palestiniens qui cherchent une paix solide et durable. Et malgré les divergences du passé, il est temps que le monde entier soutienne les millions d'Irakiens qui essaient de reconstruire leur existence, alors même que nous passons le relais au gouvernement irakien en mettant fin à cette guerre.

Le temps est venu de nous unir pour sauver la planète. Engageons-nous à laisser à nos enfants un monde où le niveau des océans, les famines et les tempêtes ne dévastent pas nos terres. Engageons-nous à ce que toutes les nations, y compris la mienne, agissent avec la même détermination dont a fait preuve votre pays, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Il est temps de rendre à nos enfants leur avenir. Il est temps de nous rassembler.
Et il est temps de rendre l'espoir aux oubliés de la mondialisation. Souvenons-nous que la guerre froide née dans cette ville n'était pas une lutte pour un territoire ou un butin. Il y a soixante ans, les avions qui survolaient Berlin n'ont pas lâché des bombes, mais de la nourriture, du charbon et des bonbons à des enfants reconnaissants. Et par ce geste de solidarité, ces pilotes ont remporté bien davantage qu'une victoire militaire. Ils ont gagné les cœurs et les esprits, l'amour, la loyauté et la confiance, non seulement des habitants de cette ville, mais de tous ceux qui ont appris ce qu'ils avaient fait ici.

Le monde entier nous regarde et se souviendra de ce que nous allons décider en ce lieu, en ce moment même. Allons-nous tendre la main aux oubliés de ce monde, qui aspirent à une vie de dignité, d'égalité, de sécurité et de justice ? Allons-nous libérer les enfants du Bangladesh de la pauvreté, abriter les refugiés du Tchad, venir à bout de l'épidémie de sida ? Allons-nous nous battre pour le respect des droits humains des dissidents de Birmanie, des blogueurs d'Iran ou des électeurs du Zimbabwe ? Allons-nous donner un sens à la formule Jamais plus ! au Darfour ? Allons-nous reconnaître qu'il n'est pas d'exemple plus convaincant que celui que nos nations donnent au monde ? Allons-nous rejeter la torture et prendre le parti de la loi ? Allons-nous accueillir les immigrants de différentes origines, nous opposer à la discrimination contre ceux qui ne nous ressemblent pas ou ne partagent pas notre religion, et honorer la promesse de l'égalité des chances pour tous ? Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue.
Je sais que mon pays n'est pas parfait. Qu'il nous est arrivé d'avoir du mal à respecter notre promesse de liberté et d'égalité pour tous. Nous avons commis notre lot d'erreurs, et nos actions de par le monde n'ont pas toujours été à la hauteur de nos intentions les meilleures.
Mais je sais aussi combien j'aime les Etats-Unis. Je sais que pendant plus de deux siècles, nous nous sommes efforcés, au prix d'énormes sacrifices, de cimenter une union toujours plus parfaite, de chercher, avec d'autres nations, un monde toujours plus rempli d'espoir. Nous n'avons jamais été inféodés à une tribu ou à un royaume particulier ; de fait, toutes les langues sont parlées dans notre pays ; toutes les cultures ont laissé leur empreinte sur la nôtre, tous les points de vue s'expriment sur la place publique. Ce qui nous a toujours unis, ce qui a toujours animé notre peuple, ce qui a conduit mon père jusqu'aux rivages des Etats-Unis, c'est un ensemble d'idéaux qui répondent aux aspirations partagées par tous : nous pouvons vivre libérés de la peur et de la pauvreté, nous pouvons exprimer nos opinions, nous assembler avec qui nous voulons et pratiquer la religion de notre choix.

Voilà les aspirations qui ont uni les destins des nations dans cette ville. Ces aspirations sont plus fortes que tout ce qui pourrait nous séparer. C'est grâce à elles que le pont aérien a pu être mis en place. Grâce à elles que tous les hommes libres, partout dans le monde, sont devenus des Berlinois. C'est en poursuivant cet idéal qu'une nouvelle génération, notre génération, doit laisser son empreinte sur le monde.

Peuple de Berlin, peuples du monde, le défi qui nous attend est grand. La route sera longue. Mais je suis venu vous dire que nous sommes les héritiers de la lutte pour la liberté. L'espérance qui est la nôtre est utopique. Le regard tourné vers l'avenir, avec dans nos cœurs une détermination inébranlable, souvenons-nous de cette histoire, prenons notre destin en main, et reconstruisons le monde."

Traduit de l'anglais par Myriam Dennehy