2 juin 2009

Vol AF 447, l’hypothèse de Monsieur X


On ne saura peut-être jamais ce qui s’est passé au large de Recife la nuit du 1° juin 2009, lorsque brusquement la trace du vol AF 447 a disparu.

L’infomation principale, le bilan humain, est terrible : 8 enfants, dont un bébé, 126 hommes, 82 femmes. L'équipage est composé de 12 navigants : 3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux.

Ce qui laisse ouvertes les nombreuses spéculations, c’est que 36 heures après l’annonce de l’événement, aucune information ou presque ne filtre. Personne ne sait rien. En même temps la direction d’Air France croit bon déclarer, à 12 h 25, qu’il “n’y a plus aucun espoir”... Pourquoi s’avancer de la sorte ? La chronologie, délivrée par le site nouvelobs.fr, est précieuse. Qu’y lit-on ?

Que l’avion serait entré dans une forte zone de fortes turbulences. Elles sont classiques dans cette zone. Je me souviens avoir passé un mauvais quart d’heure à bord d’un Boeing 747 en août 1979, exactement au même endroit. A l’époque, le commandant avait fait demi-tour plutôt que de traverser coûte que coûte les orages. Les ailes du 747, traversant les éclairs et les bourrasques, faisaient une danse vertigineuse de haut en bas. De retour à Rio, nous avons changé d’appareil. Autres temps, autres moeurs.

Mais ce qui m’interpelle vient ensuite.

4 pays s’impliquent dans recherche d’un écho radar, soi-disant. France, Brésil, Sénégal, Espagne. Le contrôle aérien militaire français demande au Brésil à 7h30 d’envoyer deux avions de recherche.

Un cinquième pays entre en jeu : les U.S.A sont priés d’aider notre armée (!) à retrouver les traces de l’avion à l’aide d’images-satellite. Dans la nuit de lundi à mardi, on apprend qu’un avion militaire d'observation a été envoyé par les Etats-Unis pour localiser les traces de l'Airbus. Or, n’avons nous pas ce matériel de reconnaissance ? Même deux avions brésiliens dotés d'équipements électroniques, de radars et d'infrarouges poursuivent les recherches.

Pourquoi donc les U.S.A entrent-ils dans l’affaire ? Seraient-ils partie prenante ?

Mais ce n’est pas tout. Une heure plus tôt à 17h15, le Président de la République, Chef des Armées, arrive à la cellule de crise mise-en-place à Roissy. Que fait-il ? Avec une tête de circonstances, il adresse ses plus vives condoléances au familles des personnes disparues. Les bras m’en tombent... 

Dès lors, deux possibilités s’offrent à notre intelligence limitée de citoyens ultra-informés (n’est-ce pas ?) :

Soit il est à connaissance d’événements tragiques identifiés mais classés secret-défense, telle une bavure aérienne d’un pilote de chasse d’une armée étrangère par exemple. Soit le Président est furieusement indélicat de s’avancer ainsi au-devant du choc psychologique provoqué par une telle annonce présidentielle. Il ne tient pas sa langue plus longtemps, en tout cas, ce qui pour un Chef des armées, pose un léger problème.

En somme, nous ne savons rien, mais le Président, lui, sait qu’il n’y a pas de survivant.

Comme par hasard, l’information donnée par le rapport de traversée du pilote Brésilien, qui faisait le trajet dans l’autre sens, ne tombe que 24 h plus tard. Pas très loquace le commandant. La question s’ajoute aux autres : comment une information aussi simple mais importante a-t-elle pu être masquée au moment où notre Président faisait ses condoléances ? N’a-t-on pas demandé à ce commandant de ne pas divulguer publiquement cette information ? Et donc en quoi gênait-elle ? N’a-t-il pas vu plus de choses qu’il n’aurait dû voir ?

Autre élément : aucun bateau marchand n’aurait croisé depuis 24 h dans ces eaux là, et n’aurait détecté quelque débris ou objet flottant ? 

On le voit le silence qui entoure cette affaire est lourd de sous-entendus.

Récapitulons ce qui fait l’étrangeté de l’affaire :

  • Jamais un foudroiement ou une perturbation n’a disloqué un avion de ligne, c’est pourtant l’argument privilégié par Air France.
  • Jamais une hypothèse aussi farfelue n’a été mise en avant de cette façon par une compagnie aérienne aussi sérieuse qu’Air France.
  • Jamais le témoignage d’un commandant de bord n’a été aussi longtemps tenu secret.

Jamais aussi peu de témoignages ne sont parvenus en 36 heures.

Il y a des précédents. 

En décembre 1991, Louis Gandois Président de la SNCF et Michel Chevalet étaient venus nous expliquer que la glace sur les caténaires empêchaient les TGV de circuler entre Grenoble et Paris. 30 000 passagers étaient alors retenus. Un contrôleur croisé le lendemain, revenu épuisé de ce voyage, bloqué dans un TGV me disait avoir vu la police inspecter tous les équipements d’aiguillage après une alerte à l’attentat que le G.I.A avait lancée. Raison d’Etat, personne n’en a rien dit dans les médias.

Je viens donc à ce qui paraît le plus probable :

L’avion entre hors-zone radar, une panne électrique importante et une visibilité nulle fait dévier l’avion de sa ligne, désorientation spatiale des pilotes, perturbation électrique l’avion pique pour vers les USA. Le Pentagone prévient l’avion qui ne peut plus recevoir de messages radio. Il ne répond pas. Dans ce cas là, où un avion adopte un comportement qui laisse penser à un détournement, considéré comme dangereux, on le sait depuis le 11 septembre 2001, l’armée américaine abat l’avion civil... 

Ceci est une hypothèse. Et le restera.